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13 juillet 2014

Kenneth Cook : La vengeance du wombat et autres histoires du bush (Wombat Revenge)

Ce que l’éditeur nous dit :
"Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du geste entraîné, je lui lançai le filet sur le corps. Il le déchiqueta en moins de deux secondes. [...] Comment étais-je censé m'y prendre à partir de là? Je n'eus pas le temps de me décider. Le wombat s'approcha de moi en poussant un grognement meurtrier, avec la ferme intention d'anéantir tous les mythes sur le caractère inoffensif et herbivore des wombats." Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, un rien de faiblesse, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr "en léger surpoids", embarqué dans d'incroyables aventures où la faune humaine et animale du bush joue le premier rôle. Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, reptiles dérangés, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides, Aborigènes roublards : ils finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontées avec un art consommé du gag, dans toute leur improbable hilarité.

Ce que j’en pense :
La quatrième de couverture se montre présomptueuse lorsqu’elle nous promet l’hilarité à la lecture de ce recueil de nouvelles. Cela dit il reste très plaisant à lire. L’air de rien, Kenneth Cook nous propose une introduction inédite de la faune australienne et des moeurs de sa population, en consacrant chaque chapitre à un animal différent. Il est très difficile de déterminer la frontière entre réalité et fiction, les anecdotes paraissant autant crédibles qu’invraisemblables. Il est surtout difficile de croire que toutes ces histoires aient été vécues par la même personne, mais justement c’est tellement gros que cela doit être vrai. Ce qui est certain c’est que les clichés volent en éclats, loin des mignons koalas ou des surfeurs bronzés la réalité décrite est beaucoup plus crue, plus archaïque, comparable à un far west américain.

Conclusion :
Pour un retour à l’état sauvage.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les paris
- la force de persuasion
- les trucs dangereux
- la sécurité


27 juillet 2010

Patrick Modiano : Dans le café de la jeunesse perdue

Ce que l’éditeur nous dit :
Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L'Eternel Retour.

Ce que j’en pense :
Ce livre m’a chaudement été recommandé par une connaissance, sans même qu’elle ne soit capable de se souvenir des détails de l’histoire. Selon elle, cela importait peu, puisque tous les livres de Patrick Modiano se ressemblent. Des ombres y flottent toujours, cachées ça et là entre les pages. On aime ou on aime pas. Elle fait partie de la première catégorie, il semble que je sois rattachée à la seconde.
Certes l’écriture est plutôt bonne. Le principe de se focaliser sur un point autour duquel tournent tous les protagonistes, aurait pu être génial. Le personnage principal est raconté, chapitre après chapitre, par les autres, nous donnant le prétexte d’appréhender les secrets de chacun, mais surtout d’en savoir plus sur elle. Peut être de comprendre.
Mais l’ensemble est d’une platitude déconcertante. Il ne se passe rien, à par cette fatalité pessimiste que d’autres ont mieux décrit avant lui. On ne s’attache pas à eux. C’est une triste constatation de la réalité, dont la lecture n’est ni intéressante, ni distrayante. Pour moi en tout cas.

Conclusion :
A lire pour ceux qui font partie de la première catégorie

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Les cafés
- Paris
- La fatalité

16 mars 2010

Lorànt Deutsch : Métronome - L'histoire De France Au Rythme Du Métro Parisien

Ce que l’éditeur nous en dit :
Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.

Ce que j’en pense :
Retracer l’histoire de Paris, et a fortiori celle de la France, sur 20 siècles en moins de 400 pages était un pari risqué. Et si Laurent Deutsch profite de sa renommée en tant qu’acteur, le lecteur celui peut se montrer d’autant plus critique sur ses talents d’écrivain. J’ai trouvé que le résultat était plutôt réussi, et surtout très instructif.
Chaque chapitre est associé à une station de métro, avec une présentation de son quartier dans un premier temps. Une seconde approche tente de retracer les grands événements historiques s’étant écoulés durant le siècle associé. Dans ce sens, les premiers chapitres peuvent paraître rébarbatifs. De virils guerriers se rencontrent, s’affrontent, quelques morts plus tard chacun récolte son butin… avant de recommencer. J’imagine que ces récits seront plus appréciés par les « petits » garçons. Par la suite, Laurent Deutsch arrive à jouer entre généralités et anecdotes, permettant se mieux se laisser happer par les événements.
Le passage du point de vue architectural à celui historique est dans son ensemble harmonieux, et les quelques digressions faites nécessaires.  Seul point de doute, Laurent Deutsch utilise systématiquement la forme affirmative.  Les nombreux raccourcis qu’il prend pour alléger son récit auraient plus d’une fois mérité le conditionnel.

En conclusion :

Une très bonne lecture, un incontournable pour tous ceux qui veulent enfin connaître l’histoire de France et tous les amoureux de Paris. 

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Paris
- l’histoire de France
- l’influence la religion sur l’histoire
- l’architecture