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20 novembre 2014

Damián Szifron : Les nouveaux sauvages (Relatos Salvajes)

Ce que le synopsis nous dit :
Vulnérables face à une réalité trouble et imprévisible, les personnages de Relatos salvajes, traversent la frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amoureuse, le retour du passé, une tragédie ou même la violence d’un détail du quotidien sont les détonateurs qui poussent ces personnages vers le vertige que procure la sensation de perdre les étriers, vers l’indéniable plaisir de perdre le contrôle.




Este ano se acabo poner la otra mejilla : Cette année je vais tendre l'autre joue

Ce que j’en pense :
Ne regardez PAS la bande-annonce ! Je ne le redirais jamais assez, mais c’est d’autant plus vrai dans ce film argentin dont l’un des piliers majeurs est l’effet de surprise qu’il provoque, la découverte de jusqu’où Damián Szifron osera emmener ses personnages. Car si le style est très différent, par certains aspects on est pas loin du “sadisme” d’un Tarantino. En ce sens je l’ai vu dans des conditions idéales, puisque dans le cadre du Label UGC spectateurs (je n’avais donc aucune idée de ce qui m’attendait jusqu’au démarrage de la pellicule). Il y est quasi certain que l’idée de voir ce film ne m’aurait jamais traversé l’esprit autrement, et j’avoue que lors du questionnaire que l’on m’a remis, j’ai coché que je ne le recommanderais probablement pas. Sauf que depuis je l’ai déjà conseillé à deux personnes. Parce qu’en fait il était quand même sacrément bien fichu, avec plus d’une scène qui vaut le détour. Si j’ai parfois trouvé que cela allait trop loin, il y a toujours eu un détail derrière pour me rattraper. Si bien que mon enthousiasme est resté quasi intact tout au long de la séance, cela tenant notamment au fait que l’ordre dans lequel sont placées les séquences est juste parfait. J’ai ouvert de grands yeux ébahis, j’ai protesté, j’ai clos mes paupières pour ne pas regarder, j’ai désapprouvé, j’ai ris, et ris encore, j’ai cru halluciner, j’ai jubilé. Si cela ne plaira pas à tout monde, loin de là, je me suis personnellement régalée.

Conclusion :
Bon en fait il était vraiment bien ce film...

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les pneus
le verre
les frites
les négociations


10 mars 2011

Ethan Coen et Joel Coen : True Grit

Ce que le synopsis nous dit :
1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

Ce que j’en pense :
Pas de doute, nous avons affaire à un western : des cow-boy avec éperons, des pendaisons, de folles chevauchées et pas de pitié pour les croissants. Halte aux âmes sensibles, nos protagonistes sont des durs, des vrais, que le sang, la douleur ou la mort n’effraient pas. Seule la loi du plus fort règne.
Mais l’humour a également sa place au far-west, et True Gritt le prouve largement. C’est drôle. Autre originalité pour le genre : les personnages ont une vraie place, avec un personnalité bien marquée. Le tout est bien rythmé et proposent de belles images.
Le seul hic se réside dans les 5 dernières minutes : l’épilogue est de trop. Rupture complète avec le reste du film, elle n’apporte rien d’intéressant à l’ensemble, laissant seulement un petit goût amer au spectateur.
Note personnelle sur la conquête de l’ouest : pas étonnant qu’on en soit arrivé là aujourd’hui, si l’on considère par exemple le manque de respect pour la nature, les animaux ou l’humanité (les Indiens surtout, mais également la vie en général) dont faisait preuve les colons... En faisant abstraction de quelques éléments qui sont, il faut bien l’admettre, inhérents au genre, True Grit est un bon film.

Conclusion :

A ne pas rater si on aime les cow-boy.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’art de la négociation
- le camping sauvage
- le self-defense