Ce que l’éditeur nous dit :
Cinq années d'ennui, sans même le son des trompettes ! » Dans ce livre, George Orwell relate son expérience d'officier dans les forces de l'ordre en Birmanie de 1922 à 1927. Il marque également sa prise de conscience personnelle et son interrogation sur le destin de l'Angleterre en tant que puissance coloniale. « Ce récit donne à sentir – de l'intérieur toujours, et non sans force dramatique – le conditionnement fait d'extrême discipline, d'arrogance, de snobisme et de terreur travestie qui constitue le bagage de tout serviteur de l'Empire britannique.
Ce que j’en pense :
Quittant la Birmanie, pays dont je ressentais cruellement n’avoir pas suffisamment appréhendé la culture, je me devais de lire le célèbre récit de George Orwell. Certes il n’était pas birman et je gardais un souvenir mitige de 1984 (si si c’est possible), mais au moins il y a vécu et autant donner une nouvelle chance au pays et à l’auteur d’une pierre deux coups.
Je ne regrette pas un instant cette lecture, qui sans être absolument passionnante, décrit plutôt bien une partie de l’ambiance que j’avais perçue sur place. Elle m’a surtout permit d’en savoir plus sur la situation du pays sous l’occupation anglaise, le choc des cultures entre autochtones et colonialistes étant toujours… intéressant. A ce sujet on devine entre les mots les idéaux, par encore tout à fait aboutis, qui caractériseront par la suite l’auteur (luttes des classes). Il est par ailleurs amusant de constater que si aujourd’hui les européens sont partis, certains détails de la vie quotidienne sont restés tels quels (les tenues, le bétel, etc.). L’histoire en elle même, sans être désagréable à lire, reste assez classique et pourra vite être oubliée. Mais sous couvert d’une totale fiction, George Orwell a su retranscrire la vision d’une époque, ce qui donne toute sa force au roman.
Conclusion :
Un roman témoin plutôt instructif
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le cheval
- les stupas
- les hôpitaux
- le whisky
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12 juin 2012
5 novembre 2011
Steven Spielberg : Les Aventures de Tintin - Le Secret de la Licorne (The Adventures of Tintin - Secret of the Unicorn)
Ce que le synopsis nous dit :
Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…
Ce que j’en pense :
Encore une bonne surprise en cette période de rentrée, qui remonte bien le moral après les “déceptions cinématographiques” de cet été. Cela doit être pour nous faire oublier que l’on nous a volé une heure de soleil...
Alors que Tintin, nouvelle égérie de (trop) nombreuses marques de grande consommation, exhibait des images de son film à tous les coins de rue, je partais sceptique quand à sa qualité visuelle. Erreur de ma part, car si figée sur le papier le rendu est quelconque, une fois mis en animation il est exquis.
De façon général, le film est assez représentatif de l’oeuvre d’Hergé, allant jusqu’à faire apparaître ce dernier lors de la première scène (reprenant l’habitude de l’auteur de se dessiner dans ses albums). Un gros bémol par contre sur le génétique d’introduction, qui tant du point de vue musical, que narratif, aurait plutôt trouvé sa place dans un épisode d’Hercule Poireau (Tintin est avant tout un aventurier, pas un détective voyons). Par ailleurs, même tourné par des Américains, il est bien dommage que la langue utilisée n’est pas été le français, ou a fortiori le belge (autre erreur, car ici les références renvoient plutôt vers notre métropole que vers la patrie de Tintin), même si en contrepartie on y gagne avec le fabuleux accent écossais du capitaine Haddock. Enfin, il m’a semblé que le héros, d’habitude si naïf (avons le, Tintin a souvent plus de chance que de jugeote), paraissait un peu trop maître de l’action.
La compilation de “trois albums en un” est soignée (il faut même ressortir ses vieux albums pour vérifier d’où vient quoi et délier la transcription de l’invention). Et puis le principal y est : Tintin et ses courses poursuites rocambolesques, aussi invraisemblables que les exploits de Milou mais toujours aussi délicieuses.
Conclusion :
Pas mal du tout.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les side-cars
- le modélisme
- le whisky
- les marins-d’eau-douce
Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…
Ce que j’en pense :
Encore une bonne surprise en cette période de rentrée, qui remonte bien le moral après les “déceptions cinématographiques” de cet été. Cela doit être pour nous faire oublier que l’on nous a volé une heure de soleil...
Alors que Tintin, nouvelle égérie de (trop) nombreuses marques de grande consommation, exhibait des images de son film à tous les coins de rue, je partais sceptique quand à sa qualité visuelle. Erreur de ma part, car si figée sur le papier le rendu est quelconque, une fois mis en animation il est exquis.
De façon général, le film est assez représentatif de l’oeuvre d’Hergé, allant jusqu’à faire apparaître ce dernier lors de la première scène (reprenant l’habitude de l’auteur de se dessiner dans ses albums). Un gros bémol par contre sur le génétique d’introduction, qui tant du point de vue musical, que narratif, aurait plutôt trouvé sa place dans un épisode d’Hercule Poireau (Tintin est avant tout un aventurier, pas un détective voyons). Par ailleurs, même tourné par des Américains, il est bien dommage que la langue utilisée n’est pas été le français, ou a fortiori le belge (autre erreur, car ici les références renvoient plutôt vers notre métropole que vers la patrie de Tintin), même si en contrepartie on y gagne avec le fabuleux accent écossais du capitaine Haddock. Enfin, il m’a semblé que le héros, d’habitude si naïf (avons le, Tintin a souvent plus de chance que de jugeote), paraissait un peu trop maître de l’action.
La compilation de “trois albums en un” est soignée (il faut même ressortir ses vieux albums pour vérifier d’où vient quoi et délier la transcription de l’invention). Et puis le principal y est : Tintin et ses courses poursuites rocambolesques, aussi invraisemblables que les exploits de Milou mais toujours aussi délicieuses.
Conclusion :
Pas mal du tout.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les side-cars
- le modélisme
- le whisky
- les marins-d’eau-douce
25 avril 2011
Jim Fergus : Mille femmes blanches
Ce que l’éditeur nous en dit :
En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d'"assurer la sécurité et la prospérité d'un peuple assiégé de toutes parts". Les volontaires seront recrutées pour la plupart dans les pénitenciers et les asiles de fous. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace l'aventure de ces femmes parties vivre dans les grandes plaines de l'Ouest ; à travers les carnets intimes de l'une d'elles, May Dodd, le lecteur partage leurs appréhensions et leurs doutes, mais aussi leur exaltation à la découverte émerveillée d'une civilisation respectueuse des individus et de l'environnement.
Jim Fergus signe là son premier roman, véritable hymne d'amour au peuple cheyenne et condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors. La parution de ce roman a été saluée par de nombreux auteurs et les droits du livre achetés par Hollywood.
Ce que j’en pense :
A travers les carnets retrouvés de l'une de ces 1000 femmes blanches, Jim Fergus nous fait découvrir les indiens Cheyennes, leur culture, leur mode de vie, mais surtout un pan de leur histoire, celui de leur déchéance. Par les yeux d'une "européenne", le lecteur fait l'expérience de la découverte de l'autre : de la crainte de la différence, à la compréhension, voire à l'assimilation. Au-delà des faits historiques, c'est donc bel et bien un livre sur l'ouverture aux autres et à la tolérance qui nous est proposé. Il démontre ainsi que si deux cultures peuvent en apparence sembler très différentes, cela ne signifie en rien leur incompatibilité, bien au contraire.
L'auteur fait également part d'un point de vue sur les prises de décisions radicales de la part des politiques de l'époque. Pour autant il évite la caricature et la dénonciation facile, car une situation n'est jamais noire ou blanche. Les problèmes internes rencontrés par les indiens en sont l'exemple.
Enfin, grâce à des personnages crédibles et attachants, Jim Fergus signe un roman qu'il est difficile de refermer, la dernière page arrivant bien trop vite.
Conclusion :
Un roman à lire absolument, tant pour son côté culturel et historique, que pour le plaisir de la lecture.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le camping sauvage
- le whisky
- les carnets secrets
- la collocation
En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d'"assurer la sécurité et la prospérité d'un peuple assiégé de toutes parts". Les volontaires seront recrutées pour la plupart dans les pénitenciers et les asiles de fous. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace l'aventure de ces femmes parties vivre dans les grandes plaines de l'Ouest ; à travers les carnets intimes de l'une d'elles, May Dodd, le lecteur partage leurs appréhensions et leurs doutes, mais aussi leur exaltation à la découverte émerveillée d'une civilisation respectueuse des individus et de l'environnement.
Jim Fergus signe là son premier roman, véritable hymne d'amour au peuple cheyenne et condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors. La parution de ce roman a été saluée par de nombreux auteurs et les droits du livre achetés par Hollywood.
Ce que j’en pense :
A travers les carnets retrouvés de l'une de ces 1000 femmes blanches, Jim Fergus nous fait découvrir les indiens Cheyennes, leur culture, leur mode de vie, mais surtout un pan de leur histoire, celui de leur déchéance. Par les yeux d'une "européenne", le lecteur fait l'expérience de la découverte de l'autre : de la crainte de la différence, à la compréhension, voire à l'assimilation. Au-delà des faits historiques, c'est donc bel et bien un livre sur l'ouverture aux autres et à la tolérance qui nous est proposé. Il démontre ainsi que si deux cultures peuvent en apparence sembler très différentes, cela ne signifie en rien leur incompatibilité, bien au contraire.
L'auteur fait également part d'un point de vue sur les prises de décisions radicales de la part des politiques de l'époque. Pour autant il évite la caricature et la dénonciation facile, car une situation n'est jamais noire ou blanche. Les problèmes internes rencontrés par les indiens en sont l'exemple.
Enfin, grâce à des personnages crédibles et attachants, Jim Fergus signe un roman qu'il est difficile de refermer, la dernière page arrivant bien trop vite.
Conclusion :
Un roman à lire absolument, tant pour son côté culturel et historique, que pour le plaisir de la lecture.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le camping sauvage
- le whisky
- les carnets secrets
- la collocation
22 mai 2010
Alexandre Charlot, Franck Magnier : Imogène McCarthery
Ce que le synopsis nous dit :
Elle est rousse. Elle est écossaise. Elle aime le rugby et la cornemuse. Elle vit à Londres, mais se considère en exil. Elle a un fichu caractère et une sacrée descente au whisky.
Ce que j’en pense :
Catherine Frot en Ecossaise, vêtue de carreaux des pieds à la tête est impeccable tout du long, tant au niveau du style vestimentaire que de la prestation. Le rôle lui va à merveille. Lambert Wilson est également très crédible en Dandy.
Le film utilise tous les clichés possibles et imaginable connus, nous offrant une caricature très plaisante de la région et de ses habitants. L’action se situe pourtant dans une Ecosse où tous les panneaux (à l’exception d’un menu) sont écrits en français, et où aucun mot d’anglais n’est prononcé…
Avec peu de noms au casting et de rares effets spéciaux, l’a priori petit budget du film ne prive pourtant pas le spectateur de très belles images : la couleur et la fantaisie pallient merveilleusement bien aux faux paysages.
Quant à l’histoire, prétendument une enquête policière, elle est sans grande surprise et surtout axée sur l’élan patriotique. Nul ne sera surpris par la chute. Mais qu’importe, car les rebondissements sont là et le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer. La durée du film a été bien pensée : ni trop longue, ni trop courte.
Conclusion :
Très sympathique, une bonne surprise dont on sort avec le sourire aux lèvres.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Le whisky
- Le rugby
- Les tromblons
- Les Highlands
Elle est rousse. Elle est écossaise. Elle aime le rugby et la cornemuse. Elle vit à Londres, mais se considère en exil. Elle a un fichu caractère et une sacrée descente au whisky.
Ce que j’en pense :
Catherine Frot en Ecossaise, vêtue de carreaux des pieds à la tête est impeccable tout du long, tant au niveau du style vestimentaire que de la prestation. Le rôle lui va à merveille. Lambert Wilson est également très crédible en Dandy.
Le film utilise tous les clichés possibles et imaginable connus, nous offrant une caricature très plaisante de la région et de ses habitants. L’action se situe pourtant dans une Ecosse où tous les panneaux (à l’exception d’un menu) sont écrits en français, et où aucun mot d’anglais n’est prononcé…
Avec peu de noms au casting et de rares effets spéciaux, l’a priori petit budget du film ne prive pourtant pas le spectateur de très belles images : la couleur et la fantaisie pallient merveilleusement bien aux faux paysages.
Quant à l’histoire, prétendument une enquête policière, elle est sans grande surprise et surtout axée sur l’élan patriotique. Nul ne sera surpris par la chute. Mais qu’importe, car les rebondissements sont là et le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer. La durée du film a été bien pensée : ni trop longue, ni trop courte.
Conclusion :
Très sympathique, une bonne surprise dont on sort avec le sourire aux lèvres.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Le whisky
- Le rugby
- Les tromblons
- Les Highlands
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