Ce que le synopsis nous dit :
Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.
Ce que j’en pense :
Ah, enfin un Tim Burton sans Johnny Depp et Helena Bonham Carter ! Il est appréciable de voir que certains réalisateurs sont capables d’étendre leur univers, de faire autre chose que ce que l’on attend d’eux. Le résultat n’est donc pas très “Burtonien” au sens habituel du terme (quoi qu’il s’agisse de son second biopic, mais comme je n’ai pas eu l’occasion de voir Ed Wood...), mais n’en est pas moins plaisant. L’histoire est bien traitée, avec des interprétations toutes en finesses des deux acteurs principaux (tour à tour touchants, ridicules, etc.). Au-delà de la vie de Margareth et Walter, Big Eyes est également le reflet d’une époque, celle d’un marketing balbutiant, mais surtout un tournant capital pour la place de la femme dans la société américaine. Si je n’avais jamais vu les travaux de Keane auparavant, je ne serais pas surprise de découvrir que c’est elle qui a ouvert la voie à d’autres artistes, type Valérie Moigne (alias Mistigri) ou autres figures féminines caractéristiques, dont les travaux se déclinent aujourd’hui sur tous les supports possibles et imaginables.
Conclusion :
A voir pour se distraire et pour la culture générale.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les voitures aux couleurs acidulées
les communautés
les paradis sur terre
les allumettes
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17 mars 2015
28 septembre 2011
Herbert George Wells : La machine à explorer le temps
Ce que l’éditeur nous dit :
Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.
Ce que j’en pense :
Aujourd'hui le public est bien trop rodé pour se laisser surprendre facilement. Lorsqu'il s'agit de film d'actions plus particulièrement, on en veut toujours plus : chaque minute doit connaître son lot de rebondissements, obligeant les scénaristes à redoubler d'efforts pour trouver des idées originales. De même, il s'agit quasiment de culture générale, tout le monde sait que si un dangereux tueur se ballade dans les environs, non on ne se sépare pas.
Face à toutes ces "connaissances", le personnage principal de la Machine à voyager dans le temps parait bien niais, se laissant aller à des fautes de débutants. D'ailleurs, cette grandiose aventure est finalement assez pauvre en péripéties. On note également l'évolution des "normes" de l'écriture. Ici, un seul personnage bénéficie d’une identité bien définie, les autres étant nommés par leur fonction. De toutes façon, ce ne sont pas les hommes (très peu de sentiments sont décrits, sauf nécessité, pour favoriser le côté rationnel et scientifique), mais bien les événements qui comptent.
Mais à bien y réfléchir, quiconque regarderait aujourd'hui un épisode du "grand" Indiana Jones, le trouverai peu crédible et dépassé (même pourra tout de même passer un bon moment). Finalement si les aventures évoluent avec le temps, c'est bien parce que certaines personnes ont bien voulu s'y lancer. Et rien que par sa qualité de pionner du genre, H. G. Wells mérite bien d'être lu.
Conclusion :
Dépassé et incontournable
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les allumettes
- les musées
- les cigares
- la lutte des classes
Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.
Ce que j’en pense :
Aujourd'hui le public est bien trop rodé pour se laisser surprendre facilement. Lorsqu'il s'agit de film d'actions plus particulièrement, on en veut toujours plus : chaque minute doit connaître son lot de rebondissements, obligeant les scénaristes à redoubler d'efforts pour trouver des idées originales. De même, il s'agit quasiment de culture générale, tout le monde sait que si un dangereux tueur se ballade dans les environs, non on ne se sépare pas.
Face à toutes ces "connaissances", le personnage principal de la Machine à voyager dans le temps parait bien niais, se laissant aller à des fautes de débutants. D'ailleurs, cette grandiose aventure est finalement assez pauvre en péripéties. On note également l'évolution des "normes" de l'écriture. Ici, un seul personnage bénéficie d’une identité bien définie, les autres étant nommés par leur fonction. De toutes façon, ce ne sont pas les hommes (très peu de sentiments sont décrits, sauf nécessité, pour favoriser le côté rationnel et scientifique), mais bien les événements qui comptent.
Mais à bien y réfléchir, quiconque regarderait aujourd'hui un épisode du "grand" Indiana Jones, le trouverai peu crédible et dépassé (même pourra tout de même passer un bon moment). Finalement si les aventures évoluent avec le temps, c'est bien parce que certaines personnes ont bien voulu s'y lancer. Et rien que par sa qualité de pionner du genre, H. G. Wells mérite bien d'être lu.
Conclusion :
Dépassé et incontournable
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les allumettes
- les musées
- les cigares
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