Ce que le synopsis nous dit :
Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.
Ce que j’en pense :
Ah, enfin un Tim Burton sans Johnny Depp et Helena Bonham Carter ! Il est appréciable de voir que certains réalisateurs sont capables d’étendre leur univers, de faire autre chose que ce que l’on attend d’eux. Le résultat n’est donc pas très “Burtonien” au sens habituel du terme (quoi qu’il s’agisse de son second biopic, mais comme je n’ai pas eu l’occasion de voir Ed Wood...), mais n’en est pas moins plaisant. L’histoire est bien traitée, avec des interprétations toutes en finesses des deux acteurs principaux (tour à tour touchants, ridicules, etc.). Au-delà de la vie de Margareth et Walter, Big Eyes est également le reflet d’une époque, celle d’un marketing balbutiant, mais surtout un tournant capital pour la place de la femme dans la société américaine. Si je n’avais jamais vu les travaux de Keane auparavant, je ne serais pas surprise de découvrir que c’est elle qui a ouvert la voie à d’autres artistes, type Valérie Moigne (alias Mistigri) ou autres figures féminines caractéristiques, dont les travaux se déclinent aujourd’hui sur tous les supports possibles et imaginables.
Conclusion :
A voir pour se distraire et pour la culture générale.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les voitures aux couleurs acidulées
les communautés
les paradis sur terre
les allumettes
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17 mars 2015
7 novembre 2012
Tim Burton : Frankenweenie
Ce que le synopsis nous dit :
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…
Ce que j’en pense :
Citant mon propre commentaire de Dark Shawdow, je dirais que Frankenweenie est du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. Comme pour ce précédent film, le seul point vraiment intéressant est l’univers. Il s’agit cette fois d’une petite banlieue américaine des années 50, très portée sur l’électroménager, dans laquelle certains anachronismes semblent d'être égarés (des lunettes 3D, le déclassement de Pluton en tant que planète, etc.).
Mais pour le reste... Le scénario est prévisible de bout en bout, pas la moindre surprise. Si certains personnages sont "horriblement sympathiques", comme Tim Burton sait si bien les inventer, la plupart sont seulement "horribles". Cette exagération du glauque un peu facile créée une sorte d'indifférence vis à vis des protagonistes. Et surtout ce qui manque cruellement à Frankenweenie est la poésie (ce qui est un comble avec un tel sujet). C’est fade, les quelques séquences émotions étant vite balayées par les clichés.
Conclusion :
Tim Burton se complet dans son monde, ne faisant plus aucun effort pour nous enchanter.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les cerfs-volants
- les moules à gaufres
- l’alphabet
- les bougies
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…
Ce que j’en pense :
Citant mon propre commentaire de Dark Shawdow, je dirais que Frankenweenie est du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. Comme pour ce précédent film, le seul point vraiment intéressant est l’univers. Il s’agit cette fois d’une petite banlieue américaine des années 50, très portée sur l’électroménager, dans laquelle certains anachronismes semblent d'être égarés (des lunettes 3D, le déclassement de Pluton en tant que planète, etc.).
Mais pour le reste... Le scénario est prévisible de bout en bout, pas la moindre surprise. Si certains personnages sont "horriblement sympathiques", comme Tim Burton sait si bien les inventer, la plupart sont seulement "horribles". Cette exagération du glauque un peu facile créée une sorte d'indifférence vis à vis des protagonistes. Et surtout ce qui manque cruellement à Frankenweenie est la poésie (ce qui est un comble avec un tel sujet). C’est fade, les quelques séquences émotions étant vite balayées par les clichés.
Conclusion :
Tim Burton se complet dans son monde, ne faisant plus aucun effort pour nous enchanter.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les cerfs-volants
- les moules à gaufres
- l’alphabet
- les bougies
31 mai 2012
Tim Burton : Dark Shadows
Ce que le synopsis nous dit :
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…
Ce que j’en pense :
Tim Burton allie ici une histoire de vampires, avec les années 70. Un drôle de mélange, mais plutôt réussi avec d’une part, le sombre et le cadavérique et de l’autre, une décoration d’intérieure et des références musicales hautes en couleurs. Les dialogues également sont bons, avec quelques très bonnes répliques et du vieil anglais qu’on aimerait pouvoir apprécier à sa juste valeur.
Pour tout le reste, et bien, du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. On en peut plus de Johnny Deep et de ses jeux de mains. Si on ne savait pas qu’il joue toujours comme ça, on penserait juste qu’il ne sait pas quoi faire de ses faux ongles trop encombrants. Helena Bohman Carter n’a un rôle quasi inutile, qu’on ne justifie que par le fait qu’elle en ai profité pour passer du temps avec son mari. Un très beau casting dans l’ensemble, sans aucun doute, mais il est dommage que l’attrait pour un production ne tienne qu’à une panoplie de noms connus. Le réalisateur a voulu un film un peu poétique, un peu fantastique, un peu romantique, un peu de tout et au final beaucoup de pas grand chose.
Conclusion :
Sympa, mais loin d’être indispensable.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les lampes
- les moquettes
- les perruques
- les balles
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…
Ce que j’en pense :
Tim Burton allie ici une histoire de vampires, avec les années 70. Un drôle de mélange, mais plutôt réussi avec d’une part, le sombre et le cadavérique et de l’autre, une décoration d’intérieure et des références musicales hautes en couleurs. Les dialogues également sont bons, avec quelques très bonnes répliques et du vieil anglais qu’on aimerait pouvoir apprécier à sa juste valeur.
Pour tout le reste, et bien, du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. On en peut plus de Johnny Deep et de ses jeux de mains. Si on ne savait pas qu’il joue toujours comme ça, on penserait juste qu’il ne sait pas quoi faire de ses faux ongles trop encombrants. Helena Bohman Carter n’a un rôle quasi inutile, qu’on ne justifie que par le fait qu’elle en ai profité pour passer du temps avec son mari. Un très beau casting dans l’ensemble, sans aucun doute, mais il est dommage que l’attrait pour un production ne tienne qu’à une panoplie de noms connus. Le réalisateur a voulu un film un peu poétique, un peu fantastique, un peu romantique, un peu de tout et au final beaucoup de pas grand chose.
Conclusion :
Sympa, mais loin d’être indispensable.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les lampes
- les moquettes
- les perruques
- les balles
8 avril 2010
Tim Burton : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland)
Ce que le synopsis nous en dit :
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.
Ce que j’en pense :
Cet Alice tant attendu, car très médiatisé, en a déçu plus d’un. Pourtant, s’il n’est pas à la hauteur de ces ambitions, ce film nous fait passer un très bon moment.
Les acteurs sont très bons, avec des rôles qui leurs sont taillés sur mesure. La palme du rôle le plus déroutant est attribuée à Anne Hathaway, son personnage et ses réelles motivations restant très flous. Johnny Depp est rendu quasi méconnaissable par la magie du maquillage et des effets spéciaux. Ces derniers ne sont pas toujours réussis, par exemple lors de la chute dans le terrier. Concernant l’animation 3D, la scène la plus étonnante de réalisme est celle du générique de fin.
L’ambiance est celle d’un conte pour enfant, où même les yeux arrachés ou les têtes tranchées sont « épurés ». Si le pinceau de Tim Burton est là, la dose de lugubre à laquelle il nous a habituée ne l’est pas. Walt Disney ne peut en être blâmé, puisque le funeste Etrange noël de Mr. Jack ne manquait aucunement de glauque. D’ailleurs la version d’animation de 1951 était finalement plus perturbante et effrayante que celle-ci.
En conclusion :
Une énième version d'un conte plaisante. Décidément, Lewis Carroll n'a pas fini d'inspirer.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le thé
- les champignons
- les lapins
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.
Ce que j’en pense :
Cet Alice tant attendu, car très médiatisé, en a déçu plus d’un. Pourtant, s’il n’est pas à la hauteur de ces ambitions, ce film nous fait passer un très bon moment.
Les acteurs sont très bons, avec des rôles qui leurs sont taillés sur mesure. La palme du rôle le plus déroutant est attribuée à Anne Hathaway, son personnage et ses réelles motivations restant très flous. Johnny Depp est rendu quasi méconnaissable par la magie du maquillage et des effets spéciaux. Ces derniers ne sont pas toujours réussis, par exemple lors de la chute dans le terrier. Concernant l’animation 3D, la scène la plus étonnante de réalisme est celle du générique de fin.
L’ambiance est celle d’un conte pour enfant, où même les yeux arrachés ou les têtes tranchées sont « épurés ». Si le pinceau de Tim Burton est là, la dose de lugubre à laquelle il nous a habituée ne l’est pas. Walt Disney ne peut en être blâmé, puisque le funeste Etrange noël de Mr. Jack ne manquait aucunement de glauque. D’ailleurs la version d’animation de 1951 était finalement plus perturbante et effrayante que celle-ci.
En conclusion :
Une énième version d'un conte plaisante. Décidément, Lewis Carroll n'a pas fini d'inspirer.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le thé
- les champignons
- les lapins
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Tim Burton
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