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1 octobre 2013

Ensemble et Séparément : hommage à Jean Piat

Ce que le théâtre nous dit :
Malgré leurs différences absolues, un homme et une femme que tout oppose et qui n'auraient jamais dû se rencontrer... se rencontrent.
Cet homme et cette femme ne partagent rien !
Sinon – et sans le savoir – un goût identique d'indépendance et de solitude !
Echanges inattendus et rires partagés... Quand le hasard s'en mêle... Le rideau se lève!

Ce que j’en pense :
En principe je ne chronique pas les pièces de théâtre auxquelles j’assiste (parce qu’il faut bien suivre la charte éditoriale du blog, voyez vous), mais je me permet aujourd’hui de faire exception, au nom d’un comédien et membre de la comédie française que j'affectionne particulièrement, Jean Piat. Rares sont les personnes de ma génération qui ont déjà entendu parler de ce monsieur, surtout connu pour son interprétation de Robert d'Artois dans l’adaptation des Rois Maudits de 1972. A l’époque il était jeune, il était beau (bien trop pour son personnage à mon avis, mais jamais assez pour le plaisir des yeux), et surtout il possédait déjà cette voix incroyable, si propice à faire défaillir les demoiselles. Vous l’avez tous déjà entendue, qu’il s’agisse de sa narration à la Cinéscénie du Puy du Fou, dans sa doublure de Scar dans le Roi Lion, ou encore celle de Gandalf dans tous les adaptations des oeuvres de J.R.R. Tolkien.
Aujourd’hui Jean Piat a 89 ans et il se se paye le luxe de remonter sur les planches, deux ans seulement l’excellent spectacle Vous avez quel âge?. Accompagné de la très jeune (81 ans) Marthe Villalongua, ils nous proposent une pièce vivante, originale et pleine d’humour, qui saura séduire tous les publics. A noter que si l’actrice glisse exceptionnellement sur une réplique, on appréciera qu’elle nous fasse l’honneur de jouer du piano sur scène. Certes les voix ne portent plus autant qu’auparavant, et les acteurs sont régulièrement assis, mais qui ne réverait pas, passé 80 ans, de posséder une mémoire suffisamment solide pour tenir 1h30 de texte sans mot faillir ? Et surtout le regard toujours rieur... Moi en tout cas je suis admirative.

Conclusion :
Parce qu’il est merveilleux et malheureusement pas éternel, profitons de la chance inouïe de pouvoir encore profiter d’un aussi grand acteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les citations
- les quiproquos
- les inquiétudes
- les projets


9 juin 2011

Lian Hearn : Le clan des Otori (3 volumes)

Ce que l’éditeur nous en dit :
Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?


Ce que j’en pense :
La saga du Clan des Otori a déjà largement fait ses preuves au niveau international. Après lecture je comprends aisément cet engouement général, même si je m'attendais à une œuvre plus "adulte". Certes les volumes sont présents à la fois en section jeunesse et dans les rayons "pour les grands". Mais c'est également le cas du Seigneur des Anneaux, ce qui n'a jamais signifié qu'il agissait d'une lecture facile. Celle de Lian  Hearn au contraire, connait cette fluidité spécifique aux romans adolescents.
Cette caractéristique se retrouve dans l'histoire elle-même, très romanesque, où les gentils et les méchants sont bien définis. C'est peut-être d'ailleurs la faiblesse de ce livre, qui manque des dimensions humaines qui peuvent vraiment emballer un lecteur.
Cela dit elle reste une lecture très agréable, dont l'univers de la chevalerie nippone fait toute l'originalité. L'auteur n'étant pas elle-même originaire de l'archipel, il est difficile de dire à quel point la retranscription culturelle qui nous est faites est représentative d'une réalité. Mais même si elle ne l'était qu'en partie, il est très intéressant de découvrir une façon de penser si différente de la nôtre. Là où nos héros sont ceux qui se battent jusqu'à leur dernier souffle, ici le suicide est monnaie courante et même encouragé au moindre déshonneur s'abattant sur soi ou ses proches.

Conclusion :
Une lecture facile et agréable pour la culture générale

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les religions
- la calligraphie
- le théâtre
- les artisans