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18 décembre 2012

Regis Roinsard : Populaire

Ce que le synopsis nous dit :
Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

Ce que j’en pense :
Un film extrêmement prévisible  du début à la fin. Sans même avoir vu la bande-annonce, les premières minutes laissent déjà présager du contenu et bien sur de l’issue finale. Pas beaucoup de suspense donc, mais un film très colorés, dont tout le charme réside dans les tenues et les coiffures de la fin de années 60 (à croire qu’à l’époque les magasins de chaussures pour dames ne proposait d’autre choix que les escarpins). Déborah François colle parfaitement au rôle, ce que j’ai trouvé moins vrai pour Romain Duris. Non pas qu’il ne joue mal mais plutôt qu’il n’a pas tellement la tête de l’emploi.

Conclusion :
Un divertissement sans surprise mais plaisant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le rose
- les réclames
- le standard
- le vélo


21 mai 2012

Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée

Ce que l’éditeur nous dit :
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.

Ce que j’en pense :
Dès les premiers mots, le style happe le lecteur. D’une part, grâce à sa singularité littéraire, mais surtout au ton employé. Le point de vue de la narratrice (pourtant protagoniste bien concerné) semble détaché, annonçant le pire comme le meilleur d’un point de vue neutre. Par exemple dans les premières pages, alors qu’elle nous présente sa soeur, une parenthèse égarée en milieu de phrase nous annonce que bon façon ladite soeur n’a plus que quelques années à vivre. Tandis que l’histoire/les années avancent, on sait donc irrémédiablement que cet événement va arriver, ce qui ne semble pas vraiment perturber notre héroïne. Par ailleurs, sous couvert d’expliquer l’histoire de certains objets, les chapitres sont entrecoupés d’annexes qui nous content l’histoire des générations précédentes (les périodes de guerres y sont notamment extrêmement bien écrites).
Malheureusement, passer les premiers chapitres, l’effet de surprise s’estompe, pour pointer les défauts du style. Tout d’abord le nombre incroyable de personnages, plus les aller-retours dans le temps, rendent la lecture assez complexe et obligent souvent des retours arrière pour garder le fil. Ensuite, le fait de tout divulguer “en avance” à pour conséquence de ne plus vraiment être intéresser par le détail de l’histoire de trucs ou machins. On en sait déjà assez. Cela est d’ailleurs accentuer par le fait que les premières “annexes” sont très longues, tandis que les derniers se résument à quelques pages. On sent que l’auteur s'essouffle. Enfin, il manque peut être une certaine morale, ou du moins en épilogue. Des fait, c’est bien. Mais tout ça pour quoi ?

Conclusion :
Beaucoup de potentiel, mais aussi de promesses pas vraiment tenues. On a raté le chef d’oeuvre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les lapins
- les boutons
- les photos
- les vélos