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14 novembre 2013

Alan Taylor : Thor, Le Monde des ténèbres (The Dark World)

Ce que le synopsis nous dit :
Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Ce que j’en pense :
Autant Iron Man (par exemple choisi au hasard) conserve très bien sa part de super-héroïsme (entre mille autres qualités que je lui prête), autant je trouve que les volets consacrés à Thor s’éloignent un peu trop de cet esprit, s'apparentant plus à des films d’actions purs et durs. On y trouve énormément de scènes de combat (à pied ou à vaisseaux spatiaux), pour peu de scènes de sauvetage. L’avantage c’est qu’au moins cette fois pas de Damsel in Distress ; au contraire l’intervention de Frigga aurait presque de quoi rendre fière la gent féminine. Côté scénario/humour des petites sucreries saupoudrées ici et là, notamment un Loki bien plus drôle que dans l’épisode précédent. Alors que la première fois j'avais trouvé ce protagoniste sur-joué et lourd, il m’a paru ici fort sympathique.

Conclusion :
Ouais, comme d’hab’, j’ai passé un bon moment. Produit conforme.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les illusions
- la rencontre avec les parents
- les diagnostiques
- les boutons magiques


21 mai 2012

Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée

Ce que l’éditeur nous dit :
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.

Ce que j’en pense :
Dès les premiers mots, le style happe le lecteur. D’une part, grâce à sa singularité littéraire, mais surtout au ton employé. Le point de vue de la narratrice (pourtant protagoniste bien concerné) semble détaché, annonçant le pire comme le meilleur d’un point de vue neutre. Par exemple dans les premières pages, alors qu’elle nous présente sa soeur, une parenthèse égarée en milieu de phrase nous annonce que bon façon ladite soeur n’a plus que quelques années à vivre. Tandis que l’histoire/les années avancent, on sait donc irrémédiablement que cet événement va arriver, ce qui ne semble pas vraiment perturber notre héroïne. Par ailleurs, sous couvert d’expliquer l’histoire de certains objets, les chapitres sont entrecoupés d’annexes qui nous content l’histoire des générations précédentes (les périodes de guerres y sont notamment extrêmement bien écrites).
Malheureusement, passer les premiers chapitres, l’effet de surprise s’estompe, pour pointer les défauts du style. Tout d’abord le nombre incroyable de personnages, plus les aller-retours dans le temps, rendent la lecture assez complexe et obligent souvent des retours arrière pour garder le fil. Ensuite, le fait de tout divulguer “en avance” à pour conséquence de ne plus vraiment être intéresser par le détail de l’histoire de trucs ou machins. On en sait déjà assez. Cela est d’ailleurs accentuer par le fait que les premières “annexes” sont très longues, tandis que les derniers se résument à quelques pages. On sent que l’auteur s'essouffle. Enfin, il manque peut être une certaine morale, ou du moins en épilogue. Des fait, c’est bien. Mais tout ça pour quoi ?

Conclusion :
Beaucoup de potentiel, mais aussi de promesses pas vraiment tenues. On a raté le chef d’oeuvre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les lapins
- les boutons
- les photos
- les vélos