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25 juillet 2013

Maïa Mazaurette : Rien ne nous survivra (Le pire est avenir)


Ce que l’éditeur nous dit :
Les jeunes ont rasé Paris, ont renversé les fondamentaux de notre société ; les jeunes ont osé briser le plus délicieux des tabous : tuer les vieux. Tous les vieux. A partir de vingt-cinq ans. Laissez les Théoriciens vous expliquer pourquoi. Dans cette atmosphère de guerre civile, de poudre et de béton calciné, deux snipers émergent. Silence, l'idole que les jeunes suivraient en enfer, et l'Immortel, qui compte bien faire vivre l'enfer à Silence. Quel meilleur terrain de chasse que les toits parisiens ? Avec un cynisme mordant, un humour corrosif, Rien ne nous survivra propose une variation sur notre société actuelle, tout en piétinant les présupposés de notre morale. Car au jeu de l'intolérance jeunes / vieux, qui a commencé ?

Ce que j’en pense :
Pour ce qui est de l’histoire en elle même, je dois dire que je suis un peu confuse. Le fond est là et il est facile d’imaginer à quel point les idées développées tiennent l’auteur à cœur. A noter qu'à la première publication Maïa avait 24 ans et demi ! Mais tout au long de cette lecture, j'ai eu du mal à voir où elle venait en venir. Je suis constamment restée dans l'expectative de ce qui allait advenir (ce qui est peut être voulu), surprise par la tournure des événements jusqu'à la dernière page. 
Si je reconnais sans peine le bien-fondé des arguments pour avoir été "jeune" jusqu'à il y a peu (encore qu'au passage de la barre des 25 ans j'ai eu l'impression de perdre plus d'avantages que je n'en ai gagné), je n'ai pas non plus le sentiment d'avoir veçu cette période comme la profonde injustice décrite. Il me semble que chaque âge, chaque période de la vie va de pair avec ses joies et ses peines, c'est comme ça. Du coup je n'ai pas tellement été touchée par le sujet.
Mais bon c’est Maïa. Maïa, ah son écriture, quel délice. Rien ne nous survivra ne fait pas exception à la règle, c’est un petit bijou stylistique. La manière dont elle parvient à asexué l’un de ses personnages est une véritable prouesse grammaticale pour lequel il faut certainement une bonne dose d’imagination. Un talent d’écrivain qui n’est plus à prouver...

Conclusion :
Un sujet un peu trop révolutionnaire à mon goût mais tout de même très plaisant à lire

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objets fétiches
- les souterrains
- les blessures
- les gants


11 novembre 2010

John Connolly : Le livre des choses perdues

Ce que l’éditeur nous dit :
Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère. Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire. Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins...

Ce que j’en pense :
Avant même d'ouvrir Le livre des choses perdues, je l'aimais déjà. Son titre, son thème, sa couverture et même le nom de son auteur (que je découvre ici pour la première fois) m'avaient séduite. Finalement si je n'ai pas été déçue, je dois dire que ce n'est pas du tout ce que j'espérais. Je ne sais pas pourquoi, j'ai même été surprise par la fin, qui est pourtant dans la parfaite lignée du reste du roman.
L'univers est celui du conte, du vrai conte, celui qui à l'image d'un Christian Andersen ne finit pas toujours bien, celui qui aboutit à une morale qui restera gravée dans la mémoire de son lecteur. Je ne pense pas que je puisse un jour oublier ce livre.
John Connolly séduit par sa plume d'abord, mais aussi par son érudition, à tel point qu'il s'offre de réécrire les fables populaires en les faisant apparaitre sous un jour totalement nouveau. Sans jamais tomber dans l'horreur, conte oblige, mais la frôlant de très près, force est de constater que l'abomination n'est pas loin. S'il fallait trouver un monde comparable, ce serait celui de Tim Burton. Toutes les peurs de notre enfance sont exhumées.

Conclusion :

Surprenant et saisissant. A ne pas faire lire aux plus petits.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- Les loups
- Les contes
- Le lierre
- Les souterrains