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2 août 2012

Maurice Druon : Les grandes famille

Ce que l’éditeur nous dit :
C'est dans les cercles de la grande banque, de la politique, de l'armée, de la célébrité et de l'oisiveté luxueuse que se déroulent les trois romans du cycle Les Grandes Familles, cette vaste fresque de la société française d'entre les deux guerres mondiales. Romans de l'ambition, de ses succès et de ses échecs, romans du pouvoir, de ses triomphes et de ses écroulements, romans des affaires, de leur turbulence et de leurs faillites, romans du vieillissement, des déchéances et de la mort, où s'affrontent aristocrates, grands bourgeois, et arrivistes. Comme en écho à cette décadence sociale, et de la même période d'écriture, voici La Volupté d'être et sa fascinante héroïne, la Contessa Lucrezia Sanziani, vieille femme casquée et gantée de panthère, qui rejoue les scènes d'un passé ardent, mouvementé, quasi fabuleux, pour la petite femme de chambre de l'hôtel autrefois luxueux où elle s'est retirée.

Ce que j’en pense :
Désoeuvrée (et désemparée) peu de temps après avoir lu la dernière ligne des Rois Maudits, j’ai tenté de me lancer dans un nouveau roman de Maurice Druon. Avec Les Grandes familles, j’ai pu retrouver avec délice son écriture, même si la saveur était un peu différente. Finalement, j’ai trouvé que ce roman ressemblait énormément, par l’ambiance et par la forme, à certain autres livres de Ken Follet, tels que La marque des Windfield ou bien Le Pays de la liberté. Tous ont pour points communs de nous conter le destin d’un famille dont on suit plusieurs générations, dont les membres sont capables du pire comme du meilleurs, au sein desquelles trahisons, menaces et manigances sont le lot quotidien, avec bien souvent l’argent pour moteur de motivation. De plus, richement documentés et à grand renforts de descriptions, ils sont chacun le reflet d’une époque et d’un milieu.
Et bien sûr, quand c’est si bien écrit, le lecteur ne peut être qu’emporté dans cette frénésie, dévorant les pages pour qu’enfin cesse la tourmente des personnages. Parallèlement, difficile parfois de croire à cet acharnement du destin, peut être est-ce trop. Dans le cas des Grandes familles, la frénésie devenant parfois pesante, j’ai décroché de certains passages devenant trop longs. C’est pourquoi, malgré un certain plaisir et ce “premier tome” aboutissant sur une fin satisfaisante en soi, je ne pense pas lire la suite


Conclusion :
Une saga étourdissante, mais parfois un peu écrasante.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le sucre
- l’influence
- les journeaux
- la crise


25 janvier 2010

Ken Follet : Un monde sans fin

Ce que l’éditeur nous en dit : 
1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées...
Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d’être médecin, devra défier l’autorité de l’Église, et renoncer à celui qu’elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu’il a toujours désirée, rejoindra l’Italie pour accomplir son destin d’architecte ; Ralph son jeune frère dévoré par l’ambition deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.
Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire... Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d’histoire mouvementée...


Ce que j’en pense :
C’est malheureux à dire, mais ce qui m’a le plus marqué dans ce livre, c’est son poids : 1296 pages reliées en un seul volume, que j’ai transportées durant un mois. Mon sac a rendu l’âme et mon dos s’en souvient. Une édition en deux tomes aurait été plus que bienvenue…
Mais, je ne regrette rien. Son prélude, Les piliers de la Terre, faisant parti des livres m’ayant le plus marqués, je partais déjà conquise. J’ai eu le plaisir de découvrir cette fois l’auteur en version originale, dans une écriture toujours aussi bien documentée.
On y retrouve le principe des différents personnages dont on suit en parallèle les péripéties de toute une vie, dont les destins se croisent et se décroisent. L’histoire est bien ficelée, l’intrigue toujours soutenue.
Cela dit, on en viendrait presque à se demander où l’auteur veut en venir. Car l’histoire ne finit jamais. Chaque difficulté surmontée est rapidement remplacée par une nouvelle épreuve. Impossible de se reposer. Même une fois la dernière page tournée, comment ne pas se demander si les héros vont vraiment vivre la vie tranquille qu’ils ont méritée ? Mais c’est aussi ce qui fait tout le charme de cette œuvre, car elle n’en est que plus réaliste. Une vie sans rebondissement serait bien fade…

En conclusion :
Un long moment, mais un grand moment. A lire surtout par les nostalgiques des Piliers de la Terre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Le moyen-âge
- L’architecture
- La peste noire
- Les reliques