Ce que le synopsis nous en dit :
Printemps, été, automne et hiver. La famille et l'amitié. Amour et réconfort. Joie et peine. Espoir et découragement. La fraternité. La solitude. Une naissance. Une mort. Le temps passe...
Ce que j’en pense :
Ici, pas de coup d'éclat ou de folle aventure, juste une année parmi tant d'autres dans la vie de quelques protagonistes. Et comme tant toute vie, certains personnages sont récurrents, d'autres passent ou ne font qu'une brève apparition.
Tout gravite autour d'un couple extraordinaire, Tom et Gery, pilier central solide et rassurant. Tant physiquement, nul doute que nous sommes face à des anglais, que dans leurs attitudes, ces deux là sont beaux à leur façon. Ils sont toujours prêt à accueillir les autres chaleureusement, quelques soient leurs défauts, tout en sachant se préserver.
Autour d'eux, les autres tentent de s'accrocher, parfois d'abuser de cette gentillesse. Mais la solitude n'est pas si facile à bernée, car ce sont des démons intérieurs qu'il faudrait affronter.
Pour ce qui est de la forme, un film où les boissons - thé, bières ou autres - sont omniprésentes, voire dérangeantes. Les sont décors bien choisis. La bande sonore pas contre, en particulier durant les phases de transition, est assez agaçante.
C'est le second film de Mike Leigh que j'ai l'occasion de voir. Après les rires de Be Happy, je découvre la détresse d'Another Year. Mais dans les deux cas, des personnages attachants et la vie sous toutes ses facettes. Je suis convaincue.
Conclusion :
Déroutant, un peu triste, juste.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la bière
- les potagers
- le thé
- le golf
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27 janvier 2011
20 janvier 2011
Hiromasa Yonebayashi : Arrietty le petit monde des chapardeurs (Karigurashi no Arriett)
Ce que le synopsis nous en dit :
Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…
Ce que j’en pense :
Il semble que la réputation des studios Ghibli joue parfois en sa défaveur. Car finalement, non, tout ce qui en sort n'est pas excellent, comme par exemple Arietty.
Concernant l'histoire, copie conforme d'un épisode des mini-pouces, elle peut être appréciable mais ne surprendra personne. Elle est d'ailleurs moins bien qu'un épisode des mini-pouces. Car les 1h34 que durent le film n'auront pas suffit à développer les personnages, ni les liens sensés s’installer entre eux. Tout reste très superficiel, comme s'il s'agissait d'une trop longue bande-annonce. Les réactions des uns et des autres sont donc soient trop prévisibles, soit juste débiles. La fin en particulier est très mauvaise. Après la mode des happy-endind, a suivi celle des bad-ending. Nous entrons dans l'ère de "pas de fin et débrouillez-vous". Et la morale dans tout ça ? Car toutes ces absurdités auraient pu se justifier par la volonté de faire passer un message fort. Pour ma part, j'aurais seulement retenu : ne déroge pas à la tradition, aussi peu en phase avec l’époque soit-elle. Un conte d’Andersen aurait été plus instructif.
Pour ce qui est du visuel et de l'ambiance sonore par contre, rien à redire. De ce côté, Hiromasa Yonebayashi sauve les meubles, notamment par le choix de l'étonnante Cécile Corbel pour la bande originale. Les textures et les dessins sont soyeux, et colorés, les éléments "naturels" vraiment beaux. Mais cela a t-il vraiment à voir avec le talent du réalisateur ?
Conclusion :
Joli mais décevant. On se consolera en écoutant la bande sonore.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sucre
- le thé
- l’alpinisme
- les maisons de poupée
Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…
Ce que j’en pense :
Il semble que la réputation des studios Ghibli joue parfois en sa défaveur. Car finalement, non, tout ce qui en sort n'est pas excellent, comme par exemple Arietty.
Concernant l'histoire, copie conforme d'un épisode des mini-pouces, elle peut être appréciable mais ne surprendra personne. Elle est d'ailleurs moins bien qu'un épisode des mini-pouces. Car les 1h34 que durent le film n'auront pas suffit à développer les personnages, ni les liens sensés s’installer entre eux. Tout reste très superficiel, comme s'il s'agissait d'une trop longue bande-annonce. Les réactions des uns et des autres sont donc soient trop prévisibles, soit juste débiles. La fin en particulier est très mauvaise. Après la mode des happy-endind, a suivi celle des bad-ending. Nous entrons dans l'ère de "pas de fin et débrouillez-vous". Et la morale dans tout ça ? Car toutes ces absurdités auraient pu se justifier par la volonté de faire passer un message fort. Pour ma part, j'aurais seulement retenu : ne déroge pas à la tradition, aussi peu en phase avec l’époque soit-elle. Un conte d’Andersen aurait été plus instructif.
Pour ce qui est du visuel et de l'ambiance sonore par contre, rien à redire. De ce côté, Hiromasa Yonebayashi sauve les meubles, notamment par le choix de l'étonnante Cécile Corbel pour la bande originale. Les textures et les dessins sont soyeux, et colorés, les éléments "naturels" vraiment beaux. Mais cela a t-il vraiment à voir avec le talent du réalisateur ?
Conclusion :
Joli mais décevant. On se consolera en écoutant la bande sonore.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sucre
- le thé
- l’alpinisme
- les maisons de poupée
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