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10 octobre 2013

Hélène Grémillon : Le confident

Ce que l’éditeur nous dit :
Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme. Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique. Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues.

Ce que j’en pense :
Le point négatif de ce roman est qu’il s’agit d’une énième saga se déroulant du temps de la seconde guerre mondial. A bien y réfléchir l’histoire, l’atmosphère et même la construction, sans être des plus banales, sonnent un air de déjà vu. C’est à la fois tragique et tellement prévible. Pourtant une narration plaisante donne tout de même à vouloir poursuivre la lecture. C’est finalement dans le dernier quart du bouquin que l’histoire prend une nouvelle dimension, par l’addition de nouveaux points de vue qui changent tout. Mais ce n’est pas fini, car l’auteur nour permet de prendre une fois de plus du recul sur la situation, d’élargir notre point de vue, pour cette fois vraiment nous surprendre. Entre vérités et réalités...

Conclusion :
Un roman parmi tant d’autres, mais avec son petit petit truc.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les rideaux
- les bulles de champagne
- les bureaux de poste
- les églises



26 juin 2012

Janice Y. K. Lee : Le professeur de piano

Ce que l’éditeur nous dit :
À peine sortie des quatre murs de la maison familiale, l'Anglaise Claire Pendleton embarque pour Hong-Kong, au bras d'un homme épousé sans passion ni délai. Les embruns salés encore sur la peau, loin de sa vie tranquille de jeune fille rangée des années cinquante, Claire débarque sur cette île lointaine. Professeur de piano dans une riche maison chinoise, elle s'éprend du chauffeur de la famille, un Anglais lui aussi. Mais qui vit à Hong-Kong depuis longtemps. William est arrivé sur l'île en 1941. Il a connu le faste de la colonie britannique, l'insouciance d'avant-guerre, l'amour fol et léger, le visage sublime et troublant de Trudy, une Eurasienne, devenue sa maîtresse et sa reine. Jusqu'à ce que la guerre gagne les rives de Hong-Kong et que son rêve se fracasse contre la réalité. L'invasion japonaise laissera des traces, visibles mais indéchiffrables, en lui. Et de ces cicatrices, Claire, dix ans plus tard, sondera le mystère. D'une époque l'autre, Janice Y. K. Lee noue pour mieux les dénouer les fils d'une histoire dévorée de passion, de regret et de trahison. Son extraordinaire intuition narrative, ses personnages singuliers et son écriture délicate et vibrante capturent l'attention et l'émotion.

Ce que j’en pense :
Le professeur de piano, c’est Claire, théorique personnage principale de cette épopée. Les premiers chapitres laissent à penser que deux époques nous seront comptés, le passé étant bien souvent une explication du présent.
Mais tout cela n’est que prétexte. Bien vite tout se concentre sur Trudy et William, leur histoire et celle de leur patrie d’adoption, Hong-Kong, alors que celle-ci est en proie aux évènements (pas très joyeux) de la seconde guerre mondiale. Janice Y. K. Lee nous emporte alors dans une épopée tragique, à la fois très documentée et surtout très bien écrite. Elle nous permet ainsi la vie des d’apprécier que la grande guerre n’a pas touché que l’Europe, loin de là. C’est drôle de voir qu’avec l’omniprésence de cette époque au programme scolaire, moi, ancienne écolière, n’avait jamais entendu parler de ce qui s’était passé dans cette partie du globe. Bref un récit des plus intéressant.
Et, pouf, le souffle retombe, nous voilà revenu “au présent”, c’est à dire à la pauvre Claire, personnage franchement pas très charismatique. La différence d’intensité entre les époques est trop importante pour nous la faire apprécier, à telle point qu’elle serait presque de trop. Dommage que l’auteur est un peu bâclé cette partie.

Conclusion :
Un récit enflammé qui ne laissera pas insensible, même si certains passages sont de moins bonne qualité.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le champagne
- les collines
- les autorisations
- les relations

Avec cet article, je complète le challenge Dragon 2012, pour la catégorie Dragon d'eau.

6 janvier 2010

Amélie Nothomb : Le fait du Prince

Ce que l’éditeur nous en dit :
Un homme vole l’identité d’un inconnu.
« Il y a un instant, entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».

Ce que j’en pense :
J’ai commencé cette lecture avec en tête le commentaire suivant « les deux premiers tiers sont géniaux, le dernier est nul », que je suis heureuse d’avoir écouté.
Fidèle à son habitude, l’auteur entre sans préambule dans le vif du sujet, nous plongeant immédiatement dans cet univers si particulier qui est le sien. Les personnages principaux sont décalés, avec des idées et des manières de penser plus farfelues les une que les autres.
Ici, tout commence par une simple conversation entre deux hommes qui ne se connaissent pas. Le premier explique au second que la meilleure réaction face à une mort impromptue chez soi est de conduire innocemment le défunt à l’hôpital, où le décès sera constaté. Pur hasard, le lendemain un inconnu sonne chez notre personnage principal, pour y mourir quelques minutes plus tard. Après maintes hésitations, il décide finalement de prendre l’identité et la vie du mort. Et on finirait presque par trouver cette réaction naturelle. C’est là toute la magie d’Amélie Nothomb, qui se poursuit au fil du roman.
L’intrigue se construit, une énigme se pose. Le lecteur avide de connaître le fin mot de l’histoire, tourne frénétiquement les pages.
Et plouf. C’est la fin, certes, mais Amélie oublie de nous révéler le pot aux roses. Les délais d’éditions ont-ils joués contre elle, ou n’y avait elle juste pas pensé ? Un sentiment de bâclé en tout cas.

En conclusion :
Une lecture sympathique et la joie de retrouver ce style si particulier.
Cet opus ne marquera probablement pas la carrière de l’auteur, et mieux vaut s’attendre à être déçu pour apprécier pleinement ces 169 pages.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le champagne