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30 septembre 2014

Haruki Murakami : Après le tremblement de terre (神の子どもたちはみな踊る - Kami no Kodomo-tachi wa Mina Odoru)

Ce que l’éditeur nous dit :
Un mois après le tremblement de terre de Kobe en 1995, les secousses continuent dans le coeur des Japonais... Les séismes intérieurs déplacent les solitudes ordinaires, réveille les consciences endormies ou ravive le feu de la vie. A travers six variations, Murakami effleure, avec une infinie délicatesse, la faille intérieure présente en tout être.

Ce que j’en pense :
Il y a quelque chose de différent dans ce recueil de nouvelles. Peut-être parce que c’est le premier de cet auteur que je découvre autour d’un thème unique. J’ai au départ été désorientée par ces histoires auxquelles il me semblait manquer quelque chose, même en prenant en compte cette habitude de Murakami d’achever ses récit dans un flottement intangible. De plus, si les références au dit tremblement de terre étaient présentes, elles semblaient n'apparaître que furtivement, en trame de fond. Jusqu’à ce que je prenne conscience de ces autres détails qui relient les nouvelles les unes aux autres, révélant toute l’élégance de l’ensemble.

Conclusion :
En deçà du reste de l’oeuvre, mais de bonnes choses tout de même.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les ours
- les piscines
- les batraciens
- les flammes


18 janvier 2014

Martin Scorsese: Le loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street)

Ce que le synopsis nous dit :
L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

Ce que j’en pense :
Avant ma propre séance, j’ai entendu plusieurs avis selon lesquels Le loup de Wall Street était un film très “trash”, “vulgaire”, et dont le seul intérêt résidait dans le fait qu’il s’agisse d’une histoire vraie. Certes on ne se trouve pas au pays des Bisounours et le style de vie dépeint ne m’est à aucun point de vue attractif. J’ai donc décidé de prendre tout cela au second degré, et qu’est-ce que j’ai pu rire ! Ce film est vraiment très drôle ! Leonardo Dicaprio nous livre ici le meilleur de son génie d’acteur et ne recule devant rien, pas même la peur du ridicule, pour interpréter un personnage haut en couleur. Certaines scènes sont mémorables, au point que j’ai presque envie de regarder le film une deuxième fois.
Après une déjà longue carrière, Martin Scorsese n’a rien perdu de son goût pour l’excessisme (note : ce mot devrait être ajouté dans le dictionnaire non ?), certes, mais de sa capacité à se renouveler non plus. Malgré tous mes idéaux sur “l’amour dans le monde”, à choisir entre cela et un Hugo Cabret ce que je préfère voir sur un grand écran, je choisis sans hésitation Le loup de Wall Street !

Conclusion :
C’est pas très moral mais qu’est-ce que c’est drôle !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les ours en peluche
- les argumentaires
- le nombre de marches d’escalier
- les yachts


31 octobre 2012

Sam Mendes : James Bond - Skyfall

Ce que le synopsis nous dit :
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…

Ce que j’en pense :
A mon avis dans certains Terminator Arnold Schwarzenegger avait plus de dialogues que n’en a ici Daniel Craig. Je suis allée vérifier,James Bond est bien supposé être particulièrement intelligent (et brun). Or depuis quelques films, il semble que l’agent double ait non seulement perdu sa délicieuse touche d’humour britannique, mais qu’en plus il se soit transformé en ours des cavernes. Cela est particulièrement flagrant dans Skyfall où il n’ouvre la bouche que pour dire des bêtises. Le port de la cravate ne suffit pas à rendre une personne distinguée.
Mais bon je m'acharne un peu facilement sur ce pauvre acteur (qui ne se rend compte de rien de toute façon). Il n’est pas seul fautif puisqu’il faut bien que quelqu’un ait écrit ce scénario et ces dialogues. Dommage qu’au lieu de moderniser un personnage, un mythe soit banalisé. Sans le James Bond theme on aurait vite fait de se croire devant un épisode de X-men (pas bien de voler les spécificittés de ses petits camarades). 
Maintenant que la mesure de mon mécontentement est connue, je peux avouer que certaines scènes sont très bonnes. Celles avec Javier Bardem en particulier sont excellentes. En plus, cet acteur est expressif, incroyable n’est ce pas !? (ah non pardon j’avais fini de critiquer Daniel Craig.)  Et puis une nette amélioration avec le travail de Sam Mendes, qui contrairement à certains de ses prédécesseurs n’a pas essayé de caler systématiquement 10 plans à la seconde et sait prendre son temps quand il le faut. Ce serait même agréable à regarder en fait.

Conclusion :
Pierce Brosman me manque.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les varans
- les scorpions
- les bouledogues
- les ours