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7 août 2014

Roger Zelazny : Le cycle des princes d'Ambre - The Chronicles of Amber (volumes 1 et 2)

Ce que l’éditeur nous dit :
Un amnésique se sauve d'un hôpital psychiatrique après avoir appris le nom de la personne qui l'a fait interner : sa propre sœur. Celle-ci lui révèle qu'il s'appelle Corwin et qu'il est l'un des neuf frères qui se disputent le royaume d'Ambre, le seul monde réel (les autres n'étant que ses reflets). Premier volume de la série des Princes d'Ambre où Zelazny a su éclairer l'étrange modernité des contes de fées.

Ce que j’en pense :
Que de hauts et de bas j’ai traversés au fil de ces deux tomes. Dès les premières lignes, j’ai adhéré à la prose de Roger Zelazny, voyant mon intérêt grandir tandis que Corwin part à la recherche de sa mémoire et que des éléments fantastiques commencent à prendre leur place dans le récit. Mais une fois cette phase passée, j’ai eu le sentiment de tomber dans une presque banale quête d’héroïc fantasy. C’est moche, parce que cette Ambre (et surtout ce qui s’y déroule) décrite comme le lieu par excellence ne me séduit pas du tout. De la même manière je me suis souvent ennuyée durant les diverses scènes de batailles. A coup de centaines d’hommes tués à la minute, de princes de toute manière invincibles et d’imbroglios d’alliances absurdes car au final c’est chacun pour soi, plus rien ne semble d’avoir d’importance, pas même l’avenir du personnage principal (dont il ne fait aucun doute qu’il s’en sortira d’une façon ou d’une autre). Difficile de ménager son suspense quand le lecteur se montre parfaitement indifférents quant à la suite des événements. Heureusement certaines scènes, des rencontres et dialogues, ravivent régulièrement le plaisir de lecture que laissaient présager les premières pages.
A noter que j’ai globalement plus apprécié le premier tome que le second, que j’aurais été tentée d’abandonner plus d’une fois si je n’avais pas en tête de nombreux éloges (ceux de Morvenna en particulier) concernant cette série. C’est cool d’être influençable de temps en temps, raison pour laquelle je vais donner leur chance aux tomes suivants.

Conclusion :
Une lecture à l’intérêt en forme de montagne russe, mais à qui je suis prête à accorder le bénéfice du doute pour la suite.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les tiroirs
- les peintures murales
- la généalogie
- les chutes

23 mai 2013

Andres Muschietti : Mamá

Ce que le synopsis nous dit :
Il y a cinq ans, deux sœurs, Victoria et Lily, ont mystérieusement disparu, le jour où leurs parents ont été tués. Depuis, leur oncle Lucas et sa petite amie Annabel les recherchent désespérément. Tandis que les petites filles sont retrouvées dans une cabane délabrée et partent habiter chez Lucas, Annabel tente de leur réapprendre à mener une vie normale. Mais elle est de plus en plus convaincue que les deux sœurs sont suivies par une présence maléfique…

Ce que j’en pense :
Très peu demandeuse de productions du genre, c’est pas le plus pur hasard et avec une certaine retenue, que je me suis laissée entraînée dans cette séance. Au final c’est la preuve qu’un film peut être classé en tant qu' épouvante/horreur et en réalité ne pas contenir la moindre once d'élément apeurant. Férus de sensations fortes s’abstenir, vous seriez déçus.
Concernant l’histoire, elle se laisse bien regardée, même s’il l’on comprend assez rapidement ce qu’il va se passer. Mamá ne fait pas dans l’originalité. Enfin presque. Car je dois dire que la dernière scène est plutôt inattendue, laissant finalement le spectateur avec une bonne impression.
A noter que ce film aura tout de même servit à ma culture générale, avec la découverte de Nikolaj Coster-Waldau dans un autre rôle que celui de Jaime Lanister (j’ai appris par la même occasion qu’il était danois !).

Conclusion :
Finalement cela pourrait presque valoir une bonne petite comédie romantique au niveau détente du cerveau.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les papillons
- les falaises
- l’art mural
- les placards

30 juin 2011

Maurice Druon : Les rois maudits (volume 1 à 6)

Ce que l’éditeur nous dit :
Le Roi de fer, premier volume du cycle, a pour figure centrale Philippe IV le Bel, roi d'une beauté légendaire qui régnait sur la France en maître absolu. Tout devait s'incliner, plier ou rompre devant l'autorité royale. Mais l'idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d'État dominait toutes les autres. Sous son règne, la France était grande et les Français malheureux.

Ce que j’en pense :
Ces six premiers tomes des rois maudits nous content l'univers du royaume de France du 14ème siècle. A travers intrigues et anecdotes, Maurice Druon emporte complètement le lecteur, et ce malgré la difficulté du nombre de figures impliquées (et la multiplication des homonymes, certains prénoms étant fort prisés à l’époque). Il réussi à construire un récit historique que l’on n’a pas envie de refermer tant les personnages sont attachants et les situations palpitantes.  Ainsi, il est très tentant de faire abstraction de l’aspect romancé (et soumis à l’interprétation des historiens) et d’y croire tel quel.
Pour le fond également, cette lecture est incontournable, cette période de l’histoire qui précède la guerre de 100 ans étant fort étonnante. Décidément, le destin des hommes se joue parfois au détail près.
Certes, certains volumes sont plus intéressants que d’autres. Les premiers sont absolument géniaux, tandis que le rythme s’essouffle parfois dans les suivants. Mais cela vaut vraiment la peine de poursuivre jusqu’à terme, ne serait ce que pour un passage, qui pour ma part à été bouleversant, situé dans les dernières pages du Lis et le Lion (à ne pas lire avant cependant, sous peine d’en perdre tout l’effet).

Conclusion :
Absolument incontournable et vraiment merveilleux.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’art et la manière
- le pourquoi du comment
- la génétique
- le destin

20 décembre 2010

Byron Howard, Nathan Greno : Raiponce (Tangled)

Ce que le synopsis nous en dit :
Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et d'émotion, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.

Ce que j’en pense :
Tout est là : le charme, l’humour, la love story, la vilaine pas belle, les faux méchants qui sont en fait gentils au fond de leur cœur, etc. Mis à part les quelques clichés et incohérences habituelles de ce type de film, rien à redire.
Décidément, les techniques en terme d’animation ne cessent de progresser. Il a d’ailleurs fallu attendre que celles-ci permettent un tel rendu, avant de s’attaquer à un sujet tel que Raiponce, dont tout est prétexte à nous montrer la beauté et la fluidité de la chevelure de l'héroïne. Depuis les premières “textures de poils” de Monstres & cie, le niveau de réalisme n’a eu de cesse de s’améliorer, pour atteindre ici un niveau digne des plus belles campagnes de L’Oréal. Cela se ressent également sur la palette d’expression des personnages, qui peut maintenant se permettre la subtilité. A noter cependant de nombreux “faux raccords” dans la longueur des cheveux, qui semble varier entre 5 à 30 mètre selon les moments...
Dans les “déjà-vus” qui ne lassent pas : les animaux de compagnies en tant que personnages à part entière. Cette année, nous avons la chance d’en avoir deux pour le prix d’un : tels Mulan et son criquet, Raiponce ne se sépare jamais de Pascal le caméléon, et si elle est également accompagnée d’un cheval, celui là prend une part plus importante à l’histoire. Il s’agit ici d’un destrier sans peur et sans reproche absolument génial ! Certainement le personnage que j’ai préféré.

Conclusion :

C’est beau, c’est magique, c’est Disney !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le devoir
- les lampions
- l’art mural
- le soleil