Ce que l’éditeur nous dit :
Vous voulez de la violence, du drame, du sexe, du sang et de la chlorophylle ? L'idée de croiser dans une même aventure un savant fou, un playboy millionnaire et un pétunia, tous psychopathes et obsédés sexuels, vous titille les papilles ? Rejoignez Tricia Peele, héroïne de ce thriller horrifico-érotico-écolo-SF, dans des aventures trépidantes.
"Du sang dane les pétunias" est le premier épisode de la série littéraire "42 nuances de rouge". Cette dernière vous propose un détournement de la chick lit et un hommage potache aux films de série B voire de série Z, aux pulps américains et aux romans de gare.
Ce que j’en pense :
J’ai découvert ce court roman à Geekopolis, sur le stand du Grand Ordre de la serviette. Cette association qui “a pour but de promouvoir l'esprit et l'humour british en France”, organise des événements tels que le jour de la serviette (en référence au roman H2G2 de Douglas Adams). Convaincue par la teneur du stand, autant que par des extraits plutôt drôles du texte, et voulant “faire un petit geste”, je me suis décidée à investir dans ce roman... dont je me suis empressée de me débarrasser dès que je l’ai eu terminé. Certes cela m’a détendu un jour durant lequel, malade, il correspondait à mes capacités intellectuelles du moment, mais même avec le cerveau dans les choux je n’ai pu que constater à quel point il était mauvais. Non pas que je m’attendais à de la grande littérature alors que l’auteur ne se vante pas d’avoir écrit autre chose qu’un postache, mais cela n’exclut pas un minimum de finesse d’esprit, et surtout devrait avoir pour ambition d’être amusant. Or la quatrième de couverture était le seul passage amusant. Le contenu est dépourvu d’intérêt, reprenant vaguement les codes de certains genres mais sans les exploiter. Le postache voudrait que l’on les tourne en dérision, ce qui n’est pas véritablement fait ici, l’auteur se contentant de les effleurer. J’espère que personne n’osera publier une suite (ou mieux, que Tricia Peele rendra service à tous en ne l’écrivant pas).
Conclusion :
Nul.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les surnoms
les concepts d’amitié
les mensonges
les résidences secondaires
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27 janvier 2015
28 juin 2014
Judith Benhamou-Huet : Dans la vie noire et blanche de Robert Mapplethorpe
Ce que l’éditeur nous dit :
Il avait un visage d’ange et un look de dandy rock’n’roll, ce qui, ajouté à son génie de photographe, fit de lui une légende mondiale de l’art contemporain.
Mais qui était vraiment le génial et scandaleux Robert Mapplethorpe ?
Un virtuose du noir et blanc ? Un enfant terrible du trash sexuel du New York des Seventies ? Une brebis galeuse du Queens ? Un mondain qui dînait avec Saint Laurent, Loulou de la Falaise ou la sœur de la reine d’Angleterre ? L’enfant chéri de sa mère ? Le fils honni de son père ? La coqueluche des galeristes branchés ?
Pour saisir sur le vif le destin de cet artiste, Judith Benhamou-Huet a choisi d’interroger une quarantaine de personnes qui l’ont rencontré ou fréquenté. De son premier boy-friend officiel à son dernier – qui le veilla sur son lit de mort. De son avocat à son frère cadet. En passant par Ken Moody, son modèle mythique… tous racontent le parcours déterminé et exceptionnel de l’artiste qui mourut en 1989 sur l’autel du sida.
Variation sur la création, l’argent, l’art, ce récit biographique éclaté et stylisé tente de traquer la vérité d’un être hors normes.
Et qui, par-delà les effets de mode, reste aussi un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal.
Ce que j’en pense :
"Un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal." Pfff. C'est de ma faute, j'aurais dû lire plus attentivement la 4e de couverture avant de me lancer dans cette lecture. Avec des phrases d'une telle grandiloquence, qu'aurais-je pu espérer de mieux?
Suivant les conseils d'une amie enthousiaste, j'espère pouvoir aller voir l'exposition consacrée à Mapplethorpe au Grand Palais. Ayant pour une fois envie de faire les choses bien, je me suis dit que s'intéresser un peu à la vie du photographe en amont ne pouvait que m'aider à plus apprécier son oeuvre. C'est bien sûr sans conter sur la nullité de l'auteur que j'ai choisi de lire sur le sujet. Judith Benhamou-Huet n'a rien de mieux à nous offrir qu'une suite de scènes creuses et sans intérêt. Alors que seulement 216 pages nous sont proposées, elle se paye le luxe d'y parler pour ne rien dire, meublant désespérément, faute de contenu probablement. Pour cela elle nous explique systématiquement le nombre de coups de fil qu'elle a du passer avant de pouvoir atteindre tel ou tel interlocuteur, dont elle gagne ensuite quelques lignes à nous raconter sa vie, pour finalement mener à une interview rapide et bâclée. Elle ne nous apprend rien (ma connaissance sur cette thématique est pourtant très limitée), finissant presque par oublier de nous parler de Mapplethorpe. Un comble. Pour couronner le tout, Judtih Benhamou-Huet adopte un ton inconsidérément tragique, croyant surement que l'utilisation du pathos nous fera oublier le manque de contenu de son bouquin.
Conclusion :
Parfaitement inutile.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- tout sauf Mapplethorpe
Il avait un visage d’ange et un look de dandy rock’n’roll, ce qui, ajouté à son génie de photographe, fit de lui une légende mondiale de l’art contemporain.
Mais qui était vraiment le génial et scandaleux Robert Mapplethorpe ?
Un virtuose du noir et blanc ? Un enfant terrible du trash sexuel du New York des Seventies ? Une brebis galeuse du Queens ? Un mondain qui dînait avec Saint Laurent, Loulou de la Falaise ou la sœur de la reine d’Angleterre ? L’enfant chéri de sa mère ? Le fils honni de son père ? La coqueluche des galeristes branchés ?
Pour saisir sur le vif le destin de cet artiste, Judith Benhamou-Huet a choisi d’interroger une quarantaine de personnes qui l’ont rencontré ou fréquenté. De son premier boy-friend officiel à son dernier – qui le veilla sur son lit de mort. De son avocat à son frère cadet. En passant par Ken Moody, son modèle mythique… tous racontent le parcours déterminé et exceptionnel de l’artiste qui mourut en 1989 sur l’autel du sida.
Variation sur la création, l’argent, l’art, ce récit biographique éclaté et stylisé tente de traquer la vérité d’un être hors normes.
Et qui, par-delà les effets de mode, reste aussi un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal.
Ce que j’en pense :
"Un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal." Pfff. C'est de ma faute, j'aurais dû lire plus attentivement la 4e de couverture avant de me lancer dans cette lecture. Avec des phrases d'une telle grandiloquence, qu'aurais-je pu espérer de mieux?
Suivant les conseils d'une amie enthousiaste, j'espère pouvoir aller voir l'exposition consacrée à Mapplethorpe au Grand Palais. Ayant pour une fois envie de faire les choses bien, je me suis dit que s'intéresser un peu à la vie du photographe en amont ne pouvait que m'aider à plus apprécier son oeuvre. C'est bien sûr sans conter sur la nullité de l'auteur que j'ai choisi de lire sur le sujet. Judith Benhamou-Huet n'a rien de mieux à nous offrir qu'une suite de scènes creuses et sans intérêt. Alors que seulement 216 pages nous sont proposées, elle se paye le luxe d'y parler pour ne rien dire, meublant désespérément, faute de contenu probablement. Pour cela elle nous explique systématiquement le nombre de coups de fil qu'elle a du passer avant de pouvoir atteindre tel ou tel interlocuteur, dont elle gagne ensuite quelques lignes à nous raconter sa vie, pour finalement mener à une interview rapide et bâclée. Elle ne nous apprend rien (ma connaissance sur cette thématique est pourtant très limitée), finissant presque par oublier de nous parler de Mapplethorpe. Un comble. Pour couronner le tout, Judtih Benhamou-Huet adopte un ton inconsidérément tragique, croyant surement que l'utilisation du pathos nous fera oublier le manque de contenu de son bouquin.
Conclusion :
Parfaitement inutile.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- tout sauf Mapplethorpe
26 mars 2012
Stephen King : Dôme (Under the Dome)
Ce que l’éditeur nous dit :
Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
Ce que j’en pense :
En partance pour un long voyage je cherchais des lectures contenant le maximum de mots pour un poids minimal. Dans ce contexte, la version anglaise de Dôme m’a parue tout à fait appropriée. Certes j’avais jusqu’alors consciencieusement évité cet auteur (si on fait abstraction de quelques Chair de Poule durant l'adolescence), réputé pour être le maître le l’horreur, car c’est précisément un style que j'abhorre. Mais (naïvement influencée par la promotion médiatique du livre), il me semblait que Stephen King avait cette fois opté pour la carte du psychologique, et je dois dire que je ne résiste pas face à la promesse d’un huis clos.
La lecture débute par environ 150 pages durant les lesquelles les personnages prennent (lentement) conscience qu’ils sont coincés. Mais en tant que lecteur, comme c’est précisément la raison pour laquelle on a achète le bouquin (et qu'en plus on a lu le titre), on le savait déjà et on attend impatiemment la suite. Car ce n’est pas vraiment qu’il ne se passe rien, bien au contraire puisque qu’il a un mort toutes les deux pages environ, ou bien au moins quelques gouttes de sang (il faut savoir que tous les habitants de cette ville marchent si vite que le simple fait de se cogner contre un vitre leur vaut immanquablement un nez cassé et une bonne hémorragie). Mais pour la psychologie on attend toujours.
Encore 50 pages et je décide de lire quelques avis sur Internet, juste histoire d'être bien sure. Selon les inconditionnels, les 100 premières pages seraient les meilleures du livre, que seules les 100 dernières équivaudraient en intensité, et Dôme n'échapperait pas à la mauvaise habitude de l’auteur de ne créer que des personnages très caricaturaux...
Je me suis donc arrêtée là.
Conclusion :
Le plus sur moyen d'alléger mon sac aura finalement été d’abandonner (sans vergogne) le-dit pavé dans un hôtel cambodgien.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les neuneus
- la violence
- les chocs
- la vitesse fulgurante des tracteurs
Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
Ce que j’en pense :
En partance pour un long voyage je cherchais des lectures contenant le maximum de mots pour un poids minimal. Dans ce contexte, la version anglaise de Dôme m’a parue tout à fait appropriée. Certes j’avais jusqu’alors consciencieusement évité cet auteur (si on fait abstraction de quelques Chair de Poule durant l'adolescence), réputé pour être le maître le l’horreur, car c’est précisément un style que j'abhorre. Mais (naïvement influencée par la promotion médiatique du livre), il me semblait que Stephen King avait cette fois opté pour la carte du psychologique, et je dois dire que je ne résiste pas face à la promesse d’un huis clos.
La lecture débute par environ 150 pages durant les lesquelles les personnages prennent (lentement) conscience qu’ils sont coincés. Mais en tant que lecteur, comme c’est précisément la raison pour laquelle on a achète le bouquin (et qu'en plus on a lu le titre), on le savait déjà et on attend impatiemment la suite. Car ce n’est pas vraiment qu’il ne se passe rien, bien au contraire puisque qu’il a un mort toutes les deux pages environ, ou bien au moins quelques gouttes de sang (il faut savoir que tous les habitants de cette ville marchent si vite que le simple fait de se cogner contre un vitre leur vaut immanquablement un nez cassé et une bonne hémorragie). Mais pour la psychologie on attend toujours.
Encore 50 pages et je décide de lire quelques avis sur Internet, juste histoire d'être bien sure. Selon les inconditionnels, les 100 premières pages seraient les meilleures du livre, que seules les 100 dernières équivaudraient en intensité, et Dôme n'échapperait pas à la mauvaise habitude de l’auteur de ne créer que des personnages très caricaturaux...
Je me suis donc arrêtée là.
Conclusion :
Le plus sur moyen d'alléger mon sac aura finalement été d’abandonner (sans vergogne) le-dit pavé dans un hôtel cambodgien.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les neuneus
- la violence
- les chocs
- la vitesse fulgurante des tracteurs
27 janvier 2012
Raymond Queneau : Zazie dans le métro
Ce que l’éditeur nous dit :
Zazie débarque pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kessqui l'intéresse alors, zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures? C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !
Ce que j’en pense :
Quelle déception, vraiment ! Avant d’ouvrir ce livre, son titre m’évoquait deux choses. Tout d’abord la chanteuse Zazie, qui aurait choisi son pseudonyme en hommage à cet ouvrage. Et puis le long couloir de tapis roulants de la station de métro Monparnasse-Bienvenü, qui distrait les passagers d’un alphabet mural et affiche fièrement cet ouvrage à la lettre “z”.
Pourtant j’écoute les chansons de Zazie. A t-elle vraiment lu le même livre que moi ? Et puis le choix de la RATP, n’en parlons pas. Encore un des grands mystères que laissera irrésolu cette société (car pour ceux qui ne le savent pas, Zazie l’héroïne ne mettra jamais les pieds dans une rame, grève oblige - la compagnie ferroviaire serait-elle fière de cet aspect de son image au point de l’afficher en grosses lettres ?!).
Ce qui m’a déçu c’est d’abord le style. Pur choix, c’est certain, car on sent bien que pour autant Raymond Queneau maîtrise parfaitement la langue française. Mais si c’est amusant deux minutes, c’est juste lassant au-delà. Et surtout ma face cachée de puritaine s'offusque que l’on puise disposer dans le rayon jeunesse des bibliothèques municipales une source si abondante de gros mots en tout genre... Et puis c’est aussi le fond. Car à dire vrai il ne se passe pas grand chose. J'ai clairement du louper quelque chose, notamment cet aspect quête initiatique qui revient si souvent dans les références à cet ouvrage. Le personnage principal n'évoluant pas du tout, je cherche encore de quoi il peu s'agir.
Conclusion :
Grosse déconvenue (dans l'édition que j'avais, c'était même le cas des illustrations). Si j’osais je tirerais la langue à l’auteur.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la bibine
- le spectacle
- le marché
- l’impolitesse
Zazie débarque pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kessqui l'intéresse alors, zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures? C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !
Ce que j’en pense :
Quelle déception, vraiment ! Avant d’ouvrir ce livre, son titre m’évoquait deux choses. Tout d’abord la chanteuse Zazie, qui aurait choisi son pseudonyme en hommage à cet ouvrage. Et puis le long couloir de tapis roulants de la station de métro Monparnasse-Bienvenü, qui distrait les passagers d’un alphabet mural et affiche fièrement cet ouvrage à la lettre “z”.
Pourtant j’écoute les chansons de Zazie. A t-elle vraiment lu le même livre que moi ? Et puis le choix de la RATP, n’en parlons pas. Encore un des grands mystères que laissera irrésolu cette société (car pour ceux qui ne le savent pas, Zazie l’héroïne ne mettra jamais les pieds dans une rame, grève oblige - la compagnie ferroviaire serait-elle fière de cet aspect de son image au point de l’afficher en grosses lettres ?!).
Ce qui m’a déçu c’est d’abord le style. Pur choix, c’est certain, car on sent bien que pour autant Raymond Queneau maîtrise parfaitement la langue française. Mais si c’est amusant deux minutes, c’est juste lassant au-delà. Et surtout ma face cachée de puritaine s'offusque que l’on puise disposer dans le rayon jeunesse des bibliothèques municipales une source si abondante de gros mots en tout genre... Et puis c’est aussi le fond. Car à dire vrai il ne se passe pas grand chose. J'ai clairement du louper quelque chose, notamment cet aspect quête initiatique qui revient si souvent dans les références à cet ouvrage. Le personnage principal n'évoluant pas du tout, je cherche encore de quoi il peu s'agir.
Conclusion :
Grosse déconvenue (dans l'édition que j'avais, c'était même le cas des illustrations). Si j’osais je tirerais la langue à l’auteur.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la bibine
- le spectacle
- le marché
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