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1 décembre 2015

Robert Fisher : Le chevalier à l'armure rouillée (The knight in rusty armor)

Ce que l’éditeur nous dit :
II y a fort longtemps, un vaillant chevalier combattait les méchants, tuait des dragons et sauvait les demoiselles en détresse. II se croyait bon, gentil et plein d'amour. II était très fier de sa magnifique armure qui brillait de mille feux, et ne la quittait jamais, même pour dormir. Seulement, un beau jour, en voulant l'enlever, il se retrouva coincé... Ainsi commença pour lui une quête initiatique, à la recherche de sa véritable identité, au gré de rencontres insolites et d'épreuves riches d'enseignement. En parvenant au "Sommet de la Vérité", il deviendra alors ce qu'il n'avait jamais cessé d'être, un homme au coeur pur, libre de toute illusion et de peur. Cette nouvelle quête du Graal, d'un humour délicieux, fait partie de ces "grands petits livres" comme Le Petit Prince et Jonathan Livingston le goéland. La limpidité, la profondeur du Chevalier à l'armure rouillée, qui parle au coeur et à l'âme, en font un conte d'une portée universelle.

Ce que j’en pense :
Le chevalier à l'armure rouillé, c'est un livre qui a sa place dans mes étagères depuis plus de 10 ans. Alors en quête de moi-même, je l'avais acquis sur le conseil d'une personne bienveillante, mais n'avais pas été capable de dépasser la lecture du premier chapitre. Aujourd'hui, à nouveau en période de changement, j’ai rouvert puis terminé ce bouquin. C'était le bon moment, j’étais prête à accueillir cet enseignement. Il s'agit d'un conte philosophique, comme il en existe sûrement tant d'autres. Pourtant celui-là en particulier a résonné pour moi. J'ai trouvé que le ton était plus adulte que celui que l'on trouve habituellement dans cette catégorie littéraire. Il y a quelque chose de très moderne dans l’écriture, faisant qu'aucun effort n'est requis pour transposer cette histoire de chevalier à notre époque, à notre propre situation. Cela sonne juste. Sans surprise les messages transmis sont au final très simples, élémentaires même, mais nécessiteront une certaine dose de perspicacité pour être intégrés (j’aurais probablement tout intérêt à parcourir à nouveau cet ouvrage de temps à autre).

Conclusion :
Idéal pour partir à la recherche de soi-même, et peut-être même se trouver.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les portes
les petites pièces
les dragons
les montagnes



25 novembre 2010

Haruki Murakami : La Course au mouton sauvage (羊をめぐる冒険 - Hitsuji o meguru bôke)

Ce que l’éditeur nous en dit :
La vie du narrateur, jeune cadre publicitaire à Tokyo, n’a rien d’exceptionnel. Jusqu’au jour où, pour avoir utilisé une photographie où figure un mouton d’une espèce rare, il est approché par une puissante organisation d’extrême droite. Le voici contraint de retrouver l’animal – doué, il est vrai, de pouvoirs extraordinaires. Comme toujours chez Murakami, le réel repose sur des fondations délicieusement instables…

Ce que j’en pense :
Le chat, le divorce, le personnage héros malgré lui et les séances de cinémas : pas de doute, c’est un Murakami. Tout aussi caractéristique : au départ l’histoire  très banale d’un type banal, qui vire au fantastique l’air de rien, obligeant le lecteur à tenir fermement son livre jusqu’à ce que le dernier mot soit lu.
Pourtant je dois bien avouer que j’ai légèrement moins été emballée que par les lectures précédentes de cet auteur. Le fait que La Course au mouton sauvage ne contienne “que” 373 pages, laissant moins de temps à l’intrigue pour se développer ou pour entrer dans les profondeurs de l’esprit d'Haruki Murakami (les volumes précédents étant plus proches des 500 pages) peu l’expliquer en partie. D’ailleurs, le fait qu’une “suite” ai vue le jour confirme ce point de vue.
L’autre raison est précisément que j’ai commencé par lire Danse, danse, danse avant celui ci. La sensation de retrouver les personnages de cette façon est assez curieuse. Des noms qui avaient seulement été cités ci et là, se révèlent faisant partie intégrante de l’intrigue. Incroyable ! De fait, si les deux histoires peuvent être lues distinctement, je pense que respecter l’ordre d’écriture aurait été préférable.

Conclusion :
Pas l’oeuvre majeure de l’auteur, mais une valeur sure tout de même.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les chats
- les moutons
- la montagne
- le train