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25 avril 2014

Philippe de Chauveron : Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?

Ce que le synopsis nous dit :
Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt "vieille France". Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit...Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

Ce que j’en pense :
La très bonne surprise de ce film est que tout ne se trouve pas révélé dans la bande-annonce, loin de là. A grands renfort de tous les clichés possibles et imaginables (même les sports “typiques” y passent), il démarre avec un incroyable enchaînement de blagues, qui n’a pas manqué de déclencher l’hilarité de la salle. Si le rythme est un peu moins soutenu dans la seconde moitié, l’attention reste conservée jusqu’au bout, avec un dénouement prévisible mais bien amené. Et puis il faut avouer que le sujet est bien trouvé, car oui la France est (et a toujours été, rappelons-le, même si les origines ethniques se sont élargies avec l’avancée des moyens de transport) une terre d’accueil et de mixité, ce qui contribue largement à sa richesse.

Conclusion :
Un film qui saura séduire toutes les populations !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la zumba
- la pêche
- la peinture
- la cuisine


14 novembre 2011

Véronique Ovaldé : Ce que je sais de Vera Candida

Ce que l’éditeur nous dit :
Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.

Ce que j’en pense :
J’avoue que je ne serais peut-être pas allée au bout de ce roman, si je n’avais pas vérifié plusieurs fois qu’il avait été (presque) unanimement adulé par les critiques de la blogosphère. Tout d’abord sont écriture, tout en virgules et ponctuée de majuscules en milieu de phrases est assez déroutante. Ensuite, arrivée au tiers du roman, j’étais loin de m’ennuyer mais ne pouvais m'empêcher de lorgner ma PAL, remplie de livres ayant tous l’air tellement plus intéressants que celui que j’avais entre les mains... Mais on finit par se faire à l’écriture. Et puis lire moins de 300 pages n’est pas insurmontable. J’ai poursuivi.
Finalement, la force de Ce que je sais de Vera Candida est d’aborder des sujets “difficiles” en gardant une certaine part de légèreté. Il peut à la fois être vu comme un roman féministe (regardez tout ce qu’elles doivent subir), ou au contraire comme une lueur d’espoir dans ce monde de bruts (malgré les épreuves, il est toujours possible d’être heureux. Certains hommes sont différents). Malgré cette force, je ne rejoins tout de même pas l’avis général. Toute cette succession d’événements me semble un peu trop facile (du point de vue littéraire j'entends), tout comme le découpage (nombre de page consacré à chaque protagoniste) inadapté.
Je ne regrette pas cette lecture, lorsqu’elle fut terminée j’ai été ravie de pouvoir enfin passer à la suivante.

Conclusion :
Sympathique, sans plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la pêche
- les institutions
- les cabanes
- les paniers repas


3 octobre 2011

Sylvain Estibal : Le Cochon de Gaza

Ce que le synospis nous dit :
Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d’un cargo. Bien décidé a se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d’essayer de le vendre afin d’améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque et bien peu recommandable…
Dans cette tragi-comédie, l’ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et le diktat des barbus aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l’unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt a tout. Jafaar, dans une permanente dérision de lui-même, même dans les moments tragiques, évolue dans cette histoire a l’humour mordant… et nous laissera espérer que si l’on peut s’entendre, malgré toutes les différences, à l’échelle individuelle, on peut s’entendre in fine, à l’échelle collective.

Ce que j’en pense :
Comment réussir m'attirer dans un cinéma sur un film dont le sujet est le conflit israélo-palestinien ? En utilisant le langage universel (et décalé) de l'humour. Et justement, Le Cochon de Gaza est drôle. Certes on ne rit pas à gorge déployée, mais largement assez pour nous faire ressortir de la salle avec le sourire.
Le personnage principal, qui sait se rendre attachant dès les premières, le temps de quelques expressions seulement, est interprété par un excellent acteur. Le casting est d'ailleurs dans l'ensemble très réussi. Ajoutons à cela le large panel de langues différentes employées au cours du film, tout à fait délicieux.
Quand à l'histoire, un peu loufoque parfois, elle est toujours inattendue, et menée sans faux raccords de bout en bout. Certes, il existe une forte part d'utopie dans le Cochon de Gaza. Mais il est parfois bon de rêver à ce qui pourrait être, car, on ne sait jamais...

Conclusion :
Un très bon film, à la fois léger et profond.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les olives
- les remèdes de grand-mère
- le recyclage
- la pêche

1 juillet 2010

Katherine Scholes : La dame au sari bleu

Ce que l’étditeur nous dit :
Une mère et sa fille séparées depuis vingt ans par un cruel destin. Zelda sait peu de chose de sa mère, Ellen, disparue alors qu'elle n'était encore qu'un bébé. Danseuse étoile, véritable star en Amérique, Ellen avait tout quitté par amour pour James, son mari, et pour tenter l'aventure en Tasmanie. Ensemble, ils voulaient fonder une famille. Et l'arrivée de Zelda les avait comblés. Hélas ! le bonheur fut de courte durée... Lorsque vingt plus tard son père décède, Zelda trouve un article de presse révélant que sa mère est vivante, quelque part en Inde. Serait-il possible de rattraper le temps perdu ? Comment reprendre contact avec cette mère inconnue ? Pourra-t-elle percer le mystère qui entoure sa petite enfance ?
Une chose est sûre, elle doit se rendre en Inde.

Ce que j’en pense :
La première remarque à faire concernant  La dame au Sari bleu est l’inexactitude de son synopsis. Le sujet annoncé est celui d’une fille à la recherche de sa mère. Et en effet, les premiers chapitres sont consacrés à Zelda et au début de sa quête. Mais bien vite, les mots se tournent vers sa mère, Ellen : son passé, son cheminement, ses doutes et ses questions, son présent. Zelda n’était qu’un prétexte et ne réapparait pas avant la conclusion.
L’idée de ce schéma se défend très bien. Car pour comprendre qui l’on est, il faut comprendre ceux qui nous ont fait. Et c’est là le véritable sujet de ce livre : qui suis-je. D’ailleurs, la mère d’Ellen elle-même est à son tour décrite, expliquant un peu plus la personnalité de celle-ci.
La justesse de ce roman réside dans les déchirements intérieurs et les paradoxes d’Ellen. Entre ce qu’elle est et ce qu’elle voudrait être, il existe bien des différences. Le plus difficile est de se comprendre d’abord, de s’accepter ensuite, et surtout de vivre au mieux avec ce que l’on est. Une personne normale en somme.
Un livre pas toujours très gai bien sûr, mais qui se lit très bien. Un petit quelque chose pourtant manque. Difficile de pointer le doigt dessus. Le détail qui fait passer d’un bon roman à un chef d’œuvre. L’écriture, le style ou l’histoire sont bien. Rien de plus.

Conclusion :
Un sujet intéressant. Un bon livre, mais qui s’oublie vite.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- La pêche
- Les relations mère-filles
- L’anorexie