Ce que l’éditeur nous dit :
Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du siècle dernier, un jeune télégraphiste, Florentino Ariza, tombe amoureux fou de l'écolière la plus ravissante que l'on puisse imaginer. Pendant trois ans, ils ne feront que penser l'un à l'autre, vivre l'un pour l'autre, jusqu'au jour où l'éblouissante Fermina Daza préférera un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino. Fermina et Juvenal gravissent avec éclat les échelons de la réussite en même temps qu'ils traversent les épreuves de la routine conjugale. Florentino Ariza, quant à lui, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur. Toute sa vie, en fait, n'est tournée que vers un seul objectif: se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu'il ne cessera jamais d'aimer en secret et avec acharnement chaque instant de chaque jour pendant plus d'un demi-siècle. Ce livre, qui s'ouvre sur la mort du docteur Juvenal Urbino et se referme sur l'étreinte de Fermina Daza et de Florentino Ariza aux corps déjà flétris par la vieillesse, est un éblouissement. Rien, ni les guerres civiles, ni les ravages du choléra, ni la vieillesse, ni la déchéance des corps, n'aura raison de la force vitale, dont chaque mot de ce livre est imprégné.
Ce que j’en pense :
Naïvement, à la lecture du titre, je m’attendais à un livre parlant d’émotions et de passions, exacerbées par la cruelle menace de la maladie. Tout faux. Si l’amour est bien au centre de l’action, sa place n’est pas forcément si prépondérante et il sert surtout de fil conducteur.
De plus, l’écriture, comportant pourtant une part de burlesque (par la précision de certains détails), ne donne pas envie d’être dévorée. Elle se lit lentement, au fil de l’eau. C’est un partie pris, mais je préfère les livres qui transportent totalement. Sans être ennuyée, je n’ai jamais été exaltée et aurais pu m’arrêter en plein milieu sans éprouver le besoin absolu de lire la suite. Enfin, je n’ai pas non plus très bien compris ce choix de digressions constantes, qui certes n’embrouillent pas, mais n’apportent pas non plus grand chose au roman.
Il y a heureusement quelques points plus positifs. Il faut bien avouer que Gabriel Garcia Marquez sait raconter la vie, avec ses temps forts et ses longueurs, avec le temps qui passe laissant sa marque sur les corps et les esprits. Son approche la plus intéressante est finalement celle vis à vis de la vieillesse, montrant qu’elle peut être autre chose qu’une simple fatalité.
Conclusion :
Bien en dessous de mes espérances mais pas totalement intéressant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bateaux
- l'épistolaire
- les cigares
- les listes
Affichage des articles dont le libellé est cigare. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cigare. Afficher tous les articles
20 août 2012
19 décembre 2011
Roman Polanski : Carnage
Ce que le synopsis nous dit :
Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s'expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?
Ce que j’en pense :
Quatre personnages, un décor fixe et une situation de départ somme toute assez banale. 80 min plus tard, contrairement à l’atmosphère, le contexte n’a pas changé et c’est déjà terminé. C’est toute la magie du huit clos, cette fascination que peut provoquer l’observation de l’espèce humaine... Et puis quitte à avoir un casting aussi réduit, autant bien choisir ses acteurs. De ce côté là Roman Polanski ne s’est rien refusé et sans surprise, les interprétations sont excellentes. Certaines scènes sont même vraiment drôles.
Cependant, quelques incohérences ponctues le scénario. Bien sûr, c’est la définition même de la nature humaine que d’être imprévisible, mais ici les enchaînements de situations se font parfois trop vite. En fait on aurait pu aller beaucoup plus loin dans le décorticage sociologique (peut être est ce dû à la nature théâtrale de l’oeuvre, qui ne peut se permettre de durer trop longtemps). S’il fallait comparer, disons que Carnage est loin d’atteindre le grandiose d’un Douze hommes en colère par exemple.
Conclusion :
Un très bon moment, même si dans le genre on a fait mieux.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les tulipes
- les téléphones portables
- les sèche-cheveux
- les cigares
Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s'expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?
Ce que j’en pense :
Quatre personnages, un décor fixe et une situation de départ somme toute assez banale. 80 min plus tard, contrairement à l’atmosphère, le contexte n’a pas changé et c’est déjà terminé. C’est toute la magie du huit clos, cette fascination que peut provoquer l’observation de l’espèce humaine... Et puis quitte à avoir un casting aussi réduit, autant bien choisir ses acteurs. De ce côté là Roman Polanski ne s’est rien refusé et sans surprise, les interprétations sont excellentes. Certaines scènes sont même vraiment drôles.
Cependant, quelques incohérences ponctues le scénario. Bien sûr, c’est la définition même de la nature humaine que d’être imprévisible, mais ici les enchaînements de situations se font parfois trop vite. En fait on aurait pu aller beaucoup plus loin dans le décorticage sociologique (peut être est ce dû à la nature théâtrale de l’oeuvre, qui ne peut se permettre de durer trop longtemps). S’il fallait comparer, disons que Carnage est loin d’atteindre le grandiose d’un Douze hommes en colère par exemple.
Conclusion :
Un très bon moment, même si dans le genre on a fait mieux.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les tulipes
- les téléphones portables
- les sèche-cheveux
- les cigares
28 septembre 2011
Herbert George Wells : La machine à explorer le temps
Ce que l’éditeur nous dit :
Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.
Ce que j’en pense :
Aujourd'hui le public est bien trop rodé pour se laisser surprendre facilement. Lorsqu'il s'agit de film d'actions plus particulièrement, on en veut toujours plus : chaque minute doit connaître son lot de rebondissements, obligeant les scénaristes à redoubler d'efforts pour trouver des idées originales. De même, il s'agit quasiment de culture générale, tout le monde sait que si un dangereux tueur se ballade dans les environs, non on ne se sépare pas.
Face à toutes ces "connaissances", le personnage principal de la Machine à voyager dans le temps parait bien niais, se laissant aller à des fautes de débutants. D'ailleurs, cette grandiose aventure est finalement assez pauvre en péripéties. On note également l'évolution des "normes" de l'écriture. Ici, un seul personnage bénéficie d’une identité bien définie, les autres étant nommés par leur fonction. De toutes façon, ce ne sont pas les hommes (très peu de sentiments sont décrits, sauf nécessité, pour favoriser le côté rationnel et scientifique), mais bien les événements qui comptent.
Mais à bien y réfléchir, quiconque regarderait aujourd'hui un épisode du "grand" Indiana Jones, le trouverai peu crédible et dépassé (même pourra tout de même passer un bon moment). Finalement si les aventures évoluent avec le temps, c'est bien parce que certaines personnes ont bien voulu s'y lancer. Et rien que par sa qualité de pionner du genre, H. G. Wells mérite bien d'être lu.
Conclusion :
Dépassé et incontournable
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les allumettes
- les musées
- les cigares
- la lutte des classes
Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.
Ce que j’en pense :
Aujourd'hui le public est bien trop rodé pour se laisser surprendre facilement. Lorsqu'il s'agit de film d'actions plus particulièrement, on en veut toujours plus : chaque minute doit connaître son lot de rebondissements, obligeant les scénaristes à redoubler d'efforts pour trouver des idées originales. De même, il s'agit quasiment de culture générale, tout le monde sait que si un dangereux tueur se ballade dans les environs, non on ne se sépare pas.
Face à toutes ces "connaissances", le personnage principal de la Machine à voyager dans le temps parait bien niais, se laissant aller à des fautes de débutants. D'ailleurs, cette grandiose aventure est finalement assez pauvre en péripéties. On note également l'évolution des "normes" de l'écriture. Ici, un seul personnage bénéficie d’une identité bien définie, les autres étant nommés par leur fonction. De toutes façon, ce ne sont pas les hommes (très peu de sentiments sont décrits, sauf nécessité, pour favoriser le côté rationnel et scientifique), mais bien les événements qui comptent.
Mais à bien y réfléchir, quiconque regarderait aujourd'hui un épisode du "grand" Indiana Jones, le trouverai peu crédible et dépassé (même pourra tout de même passer un bon moment). Finalement si les aventures évoluent avec le temps, c'est bien parce que certaines personnes ont bien voulu s'y lancer. Et rien que par sa qualité de pionner du genre, H. G. Wells mérite bien d'être lu.
Conclusion :
Dépassé et incontournable
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les allumettes
- les musées
- les cigares
- la lutte des classes
Inscription à :
Articles (Atom)


