Ce que l’éditeur nous dit :
Londres, 1929. Maisie Dobbs monte sa propre agence de détective privé. Un métier peu commun pour une jeune femme. Mais cette fille d'un modeste marchand de quatre saisons n'est pas comme les autres. Placée comme domestique dans une demeure aristocratique de Belgravia, elle réussit à intégrer le prestigieux Girton College de Cambridge, au prix d'un travail acharné. Mais, quand survient la Grande Guerre, elle n'hésite pas à endosser l'uniforme d'infirmière, quitte à voir tous ses espoirs disparaître dans le sang et la boue des champs de bataille français. Sa première affaire la replonge justement dans les années sombres de la guerre et elle va devoir affronter les fantômes qui la hantent depuis plus de dix ans. Le premier roman de Jacqueline Winspear, qui a su créer une charmante héroïne, sorte de Sherlock Holmes mâtiné de Freud !
Ce que j’en pense :
Tout ça pour ça. Je ne suis pas lectrice férue de romans policiers. Mais quelques critiques, prises au hasard des résultats de recherche Google, m’ont appris que Maisie Dobbs tenait autrement plus du roman que du policier. Effectivement, si le personnage principal se trouve être détective de son métier, il est bien naturel qu’elle poursuivre quelques enquêtes. Mais au fond, elle aurait pu aussi bien être boulangère et faire du pain, que ça n’aurait pas forcément changé grand chose à l’histoire.
En effet, ce livre, qui porte bien son titre, est surtout l’histoire de cette fameuse Maisie Dobbs ou comment revenir (une fois de plus et de manière pas très fine) sur la première guerre mondiale (sujet très louable, mais ô combien de fois traité pour avoir la prétention d’ajouter sa pierre à l’édifice avec un récit loin du génie). Car cette histoire est bien loin de l'originalité. La pauvre petite orpheline, si parfaite et réfugiée dans les bouquins, que sa soif d’apprendre aménera ses employeurs à en faire leur pupille... Non, parce que vraiment, elle est très très intelligente, et puis courageuse avec ça, parce que ce n’est pas parce qu’on lui donne un professeur qu’on va lui retirer son balai (les domestiques sont si onéreux de nos jours). Que du déjà vu. Et je ne vous gâcherais pas l’intrigue en vous révélant LE secret de sa vie, celui-ci est déjà bien assez décevant, autant attendre la fin du roman pour cela.
Le style d’écriture est correct. Sachez qu'il existe une suite mais que je ne la lirai pas.
Conclusion :
Un livre qui conviendra éventuellement au moins de 12 ans.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les automobiles
- les risques
- les chevaux
- les trains
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1 juillet 2012
12 juin 2012
George Orwell : Une histoire birmane
Ce que l’éditeur nous dit :
Cinq années d'ennui, sans même le son des trompettes ! » Dans ce livre, George Orwell relate son expérience d'officier dans les forces de l'ordre en Birmanie de 1922 à 1927. Il marque également sa prise de conscience personnelle et son interrogation sur le destin de l'Angleterre en tant que puissance coloniale. « Ce récit donne à sentir – de l'intérieur toujours, et non sans force dramatique – le conditionnement fait d'extrême discipline, d'arrogance, de snobisme et de terreur travestie qui constitue le bagage de tout serviteur de l'Empire britannique.
Ce que j’en pense :
Quittant la Birmanie, pays dont je ressentais cruellement n’avoir pas suffisamment appréhendé la culture, je me devais de lire le célèbre récit de George Orwell. Certes il n’était pas birman et je gardais un souvenir mitige de 1984 (si si c’est possible), mais au moins il y a vécu et autant donner une nouvelle chance au pays et à l’auteur d’une pierre deux coups.
Je ne regrette pas un instant cette lecture, qui sans être absolument passionnante, décrit plutôt bien une partie de l’ambiance que j’avais perçue sur place. Elle m’a surtout permit d’en savoir plus sur la situation du pays sous l’occupation anglaise, le choc des cultures entre autochtones et colonialistes étant toujours… intéressant. A ce sujet on devine entre les mots les idéaux, par encore tout à fait aboutis, qui caractériseront par la suite l’auteur (luttes des classes). Il est par ailleurs amusant de constater que si aujourd’hui les européens sont partis, certains détails de la vie quotidienne sont restés tels quels (les tenues, le bétel, etc.). L’histoire en elle même, sans être désagréable à lire, reste assez classique et pourra vite être oubliée. Mais sous couvert d’une totale fiction, George Orwell a su retranscrire la vision d’une époque, ce qui donne toute sa force au roman.
Conclusion :
Un roman témoin plutôt instructif
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le cheval
- les stupas
- les hôpitaux
- le whisky
Cinq années d'ennui, sans même le son des trompettes ! » Dans ce livre, George Orwell relate son expérience d'officier dans les forces de l'ordre en Birmanie de 1922 à 1927. Il marque également sa prise de conscience personnelle et son interrogation sur le destin de l'Angleterre en tant que puissance coloniale. « Ce récit donne à sentir – de l'intérieur toujours, et non sans force dramatique – le conditionnement fait d'extrême discipline, d'arrogance, de snobisme et de terreur travestie qui constitue le bagage de tout serviteur de l'Empire britannique.
Ce que j’en pense :
Quittant la Birmanie, pays dont je ressentais cruellement n’avoir pas suffisamment appréhendé la culture, je me devais de lire le célèbre récit de George Orwell. Certes il n’était pas birman et je gardais un souvenir mitige de 1984 (si si c’est possible), mais au moins il y a vécu et autant donner une nouvelle chance au pays et à l’auteur d’une pierre deux coups.
Je ne regrette pas un instant cette lecture, qui sans être absolument passionnante, décrit plutôt bien une partie de l’ambiance que j’avais perçue sur place. Elle m’a surtout permit d’en savoir plus sur la situation du pays sous l’occupation anglaise, le choc des cultures entre autochtones et colonialistes étant toujours… intéressant. A ce sujet on devine entre les mots les idéaux, par encore tout à fait aboutis, qui caractériseront par la suite l’auteur (luttes des classes). Il est par ailleurs amusant de constater que si aujourd’hui les européens sont partis, certains détails de la vie quotidienne sont restés tels quels (les tenues, le bétel, etc.). L’histoire en elle même, sans être désagréable à lire, reste assez classique et pourra vite être oubliée. Mais sous couvert d’une totale fiction, George Orwell a su retranscrire la vision d’une époque, ce qui donne toute sa force au roman.
Conclusion :
Un roman témoin plutôt instructif
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le cheval
- les stupas
- les hôpitaux
- le whisky
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