Ce que l’éditeur nous dit :
K. est amoureux de Sumire, mais dissimule ses sentiments sous une amitié sincère. La jeune fille est insaisissable, et voue un amour destructeur à une mystérieuse femme mariée. Un jour, Sumire disparaît, sans laisser de traces. K. part à sa recherche sur une île grecque, dans les rues de Tokyo, où tout le ramène à elle. " Une fable du troisième millénaire : des êtres séparés, un amour impossible, le néant spirituel, un vide implacable.
Ce que j’en pense :
Il est possible que ce soit l’absence d’effet de nouveauté, mais pour moi Les Amants de Spoutnik ne s’inscrit clairement pas parmi les meilleurs romans de Haruki Murakami. Sur la dizaine de ses oeuvres que j’ai lues, j’ai à la fois eu l’impression d’une expérience à chaque fois unique (alors que certains auteurs finissent par tourner en rond dans leur propre univers), tout en savourant le plaisir de retrouver ce style si caractéristique. C’est tout de même prodigieux. Le fait qu’il n'essaie pas de publier une nouveauté à chaque rentrée littéraire peut en partie l’expliquer. Il ne semble pas céder à la facilité des écrivains renommés, qui laissent de côté la qualité et ne prennent plus le temps de la réflexion, d’aller en profondeur et de peaufiner, avant d’inonder les librairies. Avec Les amants de Spoutnik, j’ai eu le sentiment de “rentrer à la maison”, de me glisser dans un bain chaud après une journée difficile, savourant cette écriture aussi captivante qu’agréable à lire. Quel plaisir de pouvoir naturellement suivre le flot des mots, sans devoir plonger dans la facilité d’un mauvais roman de gare. Car avec Haruki Murakami, les questions existentielles ne sont jamais loin, tandis qu’il devient logique que la plupart des questions soulevées restent sans réponse.
Conclusion :
Créer un îlot de quiétude au travers de personnages tourmentés, si ça ce n’est pas du génie...
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grandes roues
les codes secrets
les coups de fil
la fatalité
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11 février 2015
Morten Tyldum : Imitation Game
Ce que le synopsis nous dit :
1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.
Ce que j’en pense :
Peu de temps après avoir vu Une merveilleuse histoire du temps, difficile de ne pas faire le parallèle entre les biopics de ces deux célèbres scientifiques. L’approche est différente, mais l’objectif est le même : tenter de nous faire comprendre l’homme au-delà des travaux et comment leurs vies personnelles et environnements respectifs ont influencé (en avantages ou en contraintes) leurs bonnes réalisations. L’interprétation de Benedict Cumberbatch est sans surprise excellente, même si dans un premier temps on a plutôt l’impression de regarder un épisode inédit de Sherlock Holmes, les deux personnages présentant de nombreuses similitudes (heureusement l’effet s'atténue par la suite). Comme pour Steven Hawking, je connaissais très mal la vie de Alan Turing avant cette séance, qui fut donc très instructive. C’est finalement pour moi ce qui aura primé dans cette expérience, car c’est sans nul doute une histoire qui gagne a être connue, tant pour l’héritage que cet homme aura laissé après son passage, que pour son existence si singulière et si touchante.
Conclusion :
A voir au moins pour découvrir la vie de l'homme.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les droits de l’homme
Les secrets
La communication non-verbale
Les laisser-passer
1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.
Ce que j’en pense :
Peu de temps après avoir vu Une merveilleuse histoire du temps, difficile de ne pas faire le parallèle entre les biopics de ces deux célèbres scientifiques. L’approche est différente, mais l’objectif est le même : tenter de nous faire comprendre l’homme au-delà des travaux et comment leurs vies personnelles et environnements respectifs ont influencé (en avantages ou en contraintes) leurs bonnes réalisations. L’interprétation de Benedict Cumberbatch est sans surprise excellente, même si dans un premier temps on a plutôt l’impression de regarder un épisode inédit de Sherlock Holmes, les deux personnages présentant de nombreuses similitudes (heureusement l’effet s'atténue par la suite). Comme pour Steven Hawking, je connaissais très mal la vie de Alan Turing avant cette séance, qui fut donc très instructive. C’est finalement pour moi ce qui aura primé dans cette expérience, car c’est sans nul doute une histoire qui gagne a être connue, tant pour l’héritage que cet homme aura laissé après son passage, que pour son existence si singulière et si touchante.
Conclusion :
A voir au moins pour découvrir la vie de l'homme.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les droits de l’homme
Les secrets
La communication non-verbale
Les laisser-passer
24 janvier 2015
Hiromasa Yonebayashi : Souvenirs de Marnie (Omoide no Mānī - 思い出のマーニー)
Ce que le synopsis nous dit :
Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…
Ce que j’en pense :
Après le flop rencontré avec Arrietty, on ne pouvait espérer qu’un mieux de la Hiromasa Yonebayashi. Et c’est bien heureusement le cas, avec cette histoire à la fois jolie et intrigante. Le spectateur ainsi amené à découvrir les tourments de l’âme de Anna, tandis qu’elle cherche sa place en ce monde, mais également à démêler les mystères d'une situation aux apparences surnaturelles. On a envie de comprendre de quoi il retourne vraiment, qui est en réalité cette Marnie et ce qui a pu lui arriver. Cet élément contribue énormément à faire perdurer l’attention tout au long du film, qui se trouve par ailleurs assez contemplatif, avec beaucoup de plan figés (permettant d’admirer le travail de grande qualité apporté aux textures des décors et aux détails des mouvements), et des lieux d’actions finalement très limités. Enfin, félicitation au réalisateur, qui est cette fois parvenu à nous délivrer des personnages très touchants.
Conclusion :
Un film qui permet de passer un très bon moment.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’absence d’équilibre
la manie de dormir n’importe où
les secrets dévoilés
l’utilisation de rames
Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…
Ce que j’en pense :
Après le flop rencontré avec Arrietty, on ne pouvait espérer qu’un mieux de la Hiromasa Yonebayashi. Et c’est bien heureusement le cas, avec cette histoire à la fois jolie et intrigante. Le spectateur ainsi amené à découvrir les tourments de l’âme de Anna, tandis qu’elle cherche sa place en ce monde, mais également à démêler les mystères d'une situation aux apparences surnaturelles. On a envie de comprendre de quoi il retourne vraiment, qui est en réalité cette Marnie et ce qui a pu lui arriver. Cet élément contribue énormément à faire perdurer l’attention tout au long du film, qui se trouve par ailleurs assez contemplatif, avec beaucoup de plan figés (permettant d’admirer le travail de grande qualité apporté aux textures des décors et aux détails des mouvements), et des lieux d’actions finalement très limités. Enfin, félicitation au réalisateur, qui est cette fois parvenu à nous délivrer des personnages très touchants.
Conclusion :
Un film qui permet de passer un très bon moment.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’absence d’équilibre
la manie de dormir n’importe où
les secrets dévoilés
l’utilisation de rames
20 mars 2014
Volker Schlöndorff : Diplomatie
Ce que le synopsis nous dit :
La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.
Ce que j’en pense :
Pour résumer la situation, nous avons un français qui joue le rôle d’un suédois, ainsi qu’un franço-danois pour interpréter un allemand, tous deux dirigés par un réalisateur de nationalité allemande dans un film tourné en France... Et vive l'Union Européenne ! Le contenu du film respecte quant à lui la logique des langues en fonction des situations et des protagonistes, alternant ainsi entre le français et l’allemand, ce qui personnellement me va très bien. Je trouve un peu dommage que 90% (chiffre non validé) des films de langue allemande diffusés chez nous concernent la seconde guerre mondiale, ce qui est quand même très réducteur (et redondant). Pour ceux que ça intéresse je conseille par exemple le réalisateur Fatih Akın, dont le travail offre une approche beaucoup plus variée de la culture allemande (lui-même est en réalité de nationalité turque, mais peu importe).
Pour en revenir à nos moutons, comptons, car je me suis peut-être légèrement endormie à un moment de la séance. Le film n’était pourtant pas ennuyeux, loin de là, mais ne présentait peut-être pas suffisamment d’action pour lutter contre un retard de sommeil cumulé. Il faut dire que, habitant un Paris intact, je constate bien que personne n’a appuyé sur un gros bouton rouge, et ce n’est donc pas pour le suspense que je suis allée voir Diplomatie. La qualité des dialogues en revanche est bel et bien au rendez-vous.
Conclusion :
Bref, c’était bien.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les passages secrets
- les architectes
- les laisser-passer tamponnés
- les alliances
La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.
Ce que j’en pense :
Pour résumer la situation, nous avons un français qui joue le rôle d’un suédois, ainsi qu’un franço-danois pour interpréter un allemand, tous deux dirigés par un réalisateur de nationalité allemande dans un film tourné en France... Et vive l'Union Européenne ! Le contenu du film respecte quant à lui la logique des langues en fonction des situations et des protagonistes, alternant ainsi entre le français et l’allemand, ce qui personnellement me va très bien. Je trouve un peu dommage que 90% (chiffre non validé) des films de langue allemande diffusés chez nous concernent la seconde guerre mondiale, ce qui est quand même très réducteur (et redondant). Pour ceux que ça intéresse je conseille par exemple le réalisateur Fatih Akın, dont le travail offre une approche beaucoup plus variée de la culture allemande (lui-même est en réalité de nationalité turque, mais peu importe).
Pour en revenir à nos moutons, comptons, car je me suis peut-être légèrement endormie à un moment de la séance. Le film n’était pourtant pas ennuyeux, loin de là, mais ne présentait peut-être pas suffisamment d’action pour lutter contre un retard de sommeil cumulé. Il faut dire que, habitant un Paris intact, je constate bien que personne n’a appuyé sur un gros bouton rouge, et ce n’est donc pas pour le suspense que je suis allée voir Diplomatie. La qualité des dialogues en revanche est bel et bien au rendez-vous.
Conclusion :
Bref, c’était bien.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les passages secrets
- les architectes
- les laisser-passer tamponnés
- les alliances
11 août 2011
J.J. Abrams : Super 8
Ce que le synopsis nous dit :
Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.
Ce que j’en pense :
Une excellente surprise, prouvant pour la énième fois qu’il ne faut PAS regarder les bandes annonces, car les meilleures images s’y trouvent. Mais que ceux ayant commis cette terrible erreur se rassurent, ils pourront tout de même passer un excellent moment.
Super 8 reprend les codes d’un cinéma “à l’ancienne”, très frais, avec succession de scènes émotions/actions ne laissant jamais le spectateur s’ennuyer. L’humour et le second degré sont également de mise, ajoutant à la qualité globale. De belles images également, même si le mélange des techniques est inégalement réussi. Certains déploreront peut être le trop de “déjà-vu”, mais il m’a semblé qu’il s’agissait avec tout d’un hommage à ces films du siècles précédent, donc un avantage avant tout.
Au niveau du casting, tout le poids du film repose sur l”interprétation des enfants, qui est absolument bluffante. Le jeu des adultes est seulement moyen, en particulier celui de Kyle Chandler, qui n’a pas gardé le charme de l’époque de Demain à la une.
Un film très bien mené de bout en bout.
Conclusion :
A voir, jusqu’à la fin du générique.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les monstres
- les consoles de jeu
- les trucs secrets et les mystères
- les films
Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.
Ce que j’en pense :
Une excellente surprise, prouvant pour la énième fois qu’il ne faut PAS regarder les bandes annonces, car les meilleures images s’y trouvent. Mais que ceux ayant commis cette terrible erreur se rassurent, ils pourront tout de même passer un excellent moment.
Super 8 reprend les codes d’un cinéma “à l’ancienne”, très frais, avec succession de scènes émotions/actions ne laissant jamais le spectateur s’ennuyer. L’humour et le second degré sont également de mise, ajoutant à la qualité globale. De belles images également, même si le mélange des techniques est inégalement réussi. Certains déploreront peut être le trop de “déjà-vu”, mais il m’a semblé qu’il s’agissait avec tout d’un hommage à ces films du siècles précédent, donc un avantage avant tout.
Au niveau du casting, tout le poids du film repose sur l”interprétation des enfants, qui est absolument bluffante. Le jeu des adultes est seulement moyen, en particulier celui de Kyle Chandler, qui n’a pas gardé le charme de l’époque de Demain à la une.
Un film très bien mené de bout en bout.
Conclusion :
A voir, jusqu’à la fin du générique.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les monstres
- les consoles de jeu
- les trucs secrets et les mystères
- les films
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