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27 janvier 2012

Raymond Queneau : Zazie dans le métro

Ce que l’éditeur nous dit :
Zazie débarque pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kessqui l'intéresse alors, zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures? C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !

Ce que j’en pense :
Quelle déception, vraiment ! Avant d’ouvrir ce livre, son titre m’évoquait deux choses. Tout d’abord la chanteuse Zazie, qui aurait choisi son pseudonyme en hommage à cet ouvrage. Et puis le long couloir de tapis roulants de la station de métro Monparnasse-Bienvenü, qui distrait les passagers d’un alphabet mural et affiche fièrement cet ouvrage à la lettre “z”.
Pourtant j’écoute les chansons de Zazie. A t-elle vraiment lu le même livre que moi ? Et puis le choix de la RATP, n’en parlons pas. Encore un des grands mystères que laissera irrésolu cette société (car pour ceux qui ne le savent pas, Zazie l’héroïne ne mettra jamais les pieds dans une rame, grève oblige - la compagnie ferroviaire serait-elle fière de cet aspect de son image au point de l’afficher en grosses lettres ?!).
Ce qui m’a déçu c’est d’abord le style. Pur choix, c’est certain, car on sent bien que pour autant Raymond Queneau maîtrise parfaitement la langue française. Mais si c’est amusant deux minutes, c’est juste lassant au-delà. Et surtout ma face cachée de puritaine s'offusque que l’on puise disposer dans le rayon jeunesse des bibliothèques municipales une source si abondante de gros mots en tout genre... Et puis c’est aussi le fond. Car à dire vrai il ne se passe pas grand chose. J'ai clairement du louper quelque chose, notamment cet aspect quête initiatique qui revient si souvent dans les références à cet ouvrage. Le personnage principal n'évoluant pas du tout, je cherche encore de quoi il peu s'agir.

Conclusion :
Grosse déconvenue (dans l'édition que j'avais, c'était même le cas des illustrations). Si j’osais je tirerais la langue à l’auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la bibine
- le spectacle
- le marché
- l’impolitesse

13 janvier 2012

Iny Lorentz : La Catin (Tome 1)

Ce que l’éditeur nous dit :
Constance, 1410. La belle et pure Marie est promise à Ruppertus, riche avocat peu scrupuleux, en échange d'une dot conséquente. Mais à quelques jours du mariage, son avenir s'effondre : victime d'un horrible complot, elle est accusée de dévergondage et jetée en prison. Alors qu'elle attend dans sa cellule d'être innocentée par un examen, trois brutes la violent sauvagement. Inculpée du péché de chair, Marie est torturée et bannie de la ville pendant que Ruppertus s'approprie tous ses biens. Blessée, répudiée, elle est recueillie et soignée par des femmes de petite vertu. N'ayant plus rien à perdre, Marie est désormais prête à tout pour survivre... et n'a plus qu'un objectif : se venger. Le premier volet d'une trilogie historique captivante.

Ce que j’en pense :
Il parait que La catin s’est vendu comme des petits pain en Allemagne. Pas étonnant, étant donné son écriture fluide, sa thématique originale (il est rare de voir abordé le point de vue et d’en apprendre autant sur le mode de vie des filles de joies de l’époque), son thème universel (la vengeance) et le fait que les romans moyenâgeux se déroulant en Allemagne soient assez rares (dans la limite de mes connaissances bien sûr). Et j’ai moi-même dévoré ce roman très rapidement.
Cependant, je n’ai pas assez été subjuguée pour avoir envie de m’attaquer au tome 2 de cette série. D’une part parce que je n’ai pas du tout accroché avec cette héroïne dont le seul trait de caractère marquant est un goût prononcé pour la haine et l’esprit de revanche, et qui se révèle finalement assez caricaturale (critique que l’on pourrait faire à l’ensemble des protagonistes, dont aucun n’est vraiment développé). Par ailleurs, si le travaille de recherche de l’auteur sur son sujet est sans contexte, il est maladroitement exploité. Les individus et  événements se situant à niveau plus global que le cercle des personnages principaux, se résument à une liste de noms et lieux impossibles à retenir, donc sans grand intérêt pour l’histoire. Et puis comme ce tome 1 présente en soi une fin très convenable, c’est avec plaisir que je m’en satisfait.

Conclusion :
Une lecture accrocheuse et divertissante.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les rubans
- les randonnées pédestres
- les poches
- le libre marché (l’offre et la demande)

17 décembre 2011

Claire Ubac : Le fruit du dragon

Ce que l’éditeur nous dit :
Ils vont regretter de m'avoir emmenée. Foi de Margaux. Il v a de quoi pester ! Depuis des mois, Margaux rêvait de ce périple en Asie avec son père. Mais pour cause de dépression paternelle, elle se retrouve à voyager seule avec ces étrangers, cette famille de location au rabais à qui elle a été confiée : il y. a Ralf le père, Aline la mère possessive, et Jesse leur fille de treize ans, rebaptisée illico Supernigaude. Si mal accompagnée, Margaux est bien décidée à n'apprécier sous aucun prétexte les charmes de l'Orient. Elle a beau freiner des quatre fers, les parfums de l'Asie lui chatouillent les narines et les rues vivantes et colorées lui font de l'œil. Le Vietnam l'appelle. Comment résister quand on a la curiosité chevillée au corps et le goût pour l'exploration tous azimuts. De virées en échappées solitaires, Margaux succombe à ce pays si étrangement familier. Elle va y découvrir sa propre histoire.

Ce que j’en pense :
Bon, je dois avouer que la seule raison pour laquelle j’ai emprunté ce livre, c’est que son auteur a un patronyme qui commence par la lettre “U” et je suis sacrément en retard pour terminer mon challenge ABC... Enfin voilà, je me suis dit qu’en parcourant le rayon jeunesse ce serait plus rapide, et que comme ce livre parle d’un voyage en Asie (sujet qui m’intéresse hautement en ce moment), il ferait l’affaire. Et bien bonne surprise au final, puisque l’écriture de Claire Ubac s’est révélé très agréable (pour de la jeunesse, et malgré la volonté discutable de glisser des mots “jeunes et cool” ici et là). L’histoire est sympathique et permet réellement de donner une idée des contrées traversées, des sites à visiter et des coutumes locales, sans pour autant perdre de vue le sujet principal. Représentative de l’adolescence dans toute sa splendeur, Il s’agit également d’une bonne démonstration du proverbe “les voyages forment la jeunesse”. Le seul défaut serait la petite “énigme” de fin de roman, qui m’a paru inutile et pourrait donner une fausse impression de ce qu’il faut pour apprécier un pays.

Conclusion :
Un livre tout en fraîcheur qui fait voyager son lecteur (et dont l'auteur commence par “U”, que demander de plus !).

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le marché
- les motos
- les chapeaux
- la mer