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30 novembre 2014

Alexandre Astier et Louis Clichy : Astérix - Le domaine des dieux

Ce que le synopsis nous dit :
Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Ce que j’en pense :
Parce qu’il faut bien patienter en attendant qu’Alexandre Astier se décide à enfin nous révéler la suite des aventures de Kaamelott, j’ai été ravie de découvrir qu’il co-réalisait la dernière adaptation de nos chers gaulois. Étant également responsable de l’écriture du scénario et des dialogues, on pouvait espérer y voir largement sa patte. Et j’avoue que j’ai été assez frustrée au final de ce point de vue, notamment au niveau de l’humour (quelques éclats de rire succincts seulement). Pour sa défense il a par contre très bien respecté l’esprit employé par les films d’animation précédents d’Astérix, visant avant tout un public familial, ce qui ne se prête pas à toutes les facéties. Bref pour patienter, je vais plutôt revoir l'Exoconférence (ah zut, il faut là aussi attendre... la sortie DVD), au moins c’était une valeur sûre.

Conclusion :
Divertissant. Et puis on ne s’en lasse pas de ces irréductibles gaulois.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Hercule
les graines
les revendications
l’art de dire “s’il vous plaît”


27 janvier 2012

Raymond Queneau : Zazie dans le métro

Ce que l’éditeur nous dit :
Zazie débarque pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kessqui l'intéresse alors, zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures? C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !

Ce que j’en pense :
Quelle déception, vraiment ! Avant d’ouvrir ce livre, son titre m’évoquait deux choses. Tout d’abord la chanteuse Zazie, qui aurait choisi son pseudonyme en hommage à cet ouvrage. Et puis le long couloir de tapis roulants de la station de métro Monparnasse-Bienvenü, qui distrait les passagers d’un alphabet mural et affiche fièrement cet ouvrage à la lettre “z”.
Pourtant j’écoute les chansons de Zazie. A t-elle vraiment lu le même livre que moi ? Et puis le choix de la RATP, n’en parlons pas. Encore un des grands mystères que laissera irrésolu cette société (car pour ceux qui ne le savent pas, Zazie l’héroïne ne mettra jamais les pieds dans une rame, grève oblige - la compagnie ferroviaire serait-elle fière de cet aspect de son image au point de l’afficher en grosses lettres ?!).
Ce qui m’a déçu c’est d’abord le style. Pur choix, c’est certain, car on sent bien que pour autant Raymond Queneau maîtrise parfaitement la langue française. Mais si c’est amusant deux minutes, c’est juste lassant au-delà. Et surtout ma face cachée de puritaine s'offusque que l’on puise disposer dans le rayon jeunesse des bibliothèques municipales une source si abondante de gros mots en tout genre... Et puis c’est aussi le fond. Car à dire vrai il ne se passe pas grand chose. J'ai clairement du louper quelque chose, notamment cet aspect quête initiatique qui revient si souvent dans les références à cet ouvrage. Le personnage principal n'évoluant pas du tout, je cherche encore de quoi il peu s'agir.

Conclusion :
Grosse déconvenue (dans l'édition que j'avais, c'était même le cas des illustrations). Si j’osais je tirerais la langue à l’auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la bibine
- le spectacle
- le marché
- l’impolitesse