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9 décembre 2014

J. D. Salinger : L'Attrape-Coeurs (The catcher in the rye)

Ce que l’éditeur nous dit :
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’œuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Ce que j’en pense :
L’envie de lire ce livre est venue d’une conversation sur mon lieu de travail, alors qu’un collègue expliquait en avoir lu la moitié, mais n’en voyant pas le but, hésitait à en rester là. Un américain en déplacement chez nous lui a alors expliqué que c’était justement ça l’intérêt, qu’il n’y avait pas but. J’ai appris par la même occasion qu’après avoir été initialement placé aux États-Unis dans la liste des “banned books”, il est maintenant souvent utilisé au programme scolaire. Mon collègue a donc poursuivi sa lecture, sans chercher au-delà de ce que les pages lui offraient, et l’a finalement bien aimé.
Appliquant le même principe, j’ai lu ce livre assez rapidement. Ce que j’en retiendrais, c’est l’incroyable difficulté de cet adolescent à “être lui-même” (peut-être est-ce inhérent à cet âge), à être cohérent entre ses pensées et ses gestes et paroles effectifs. Parce qu’il a du mal à trouver des individus qui le comprennent, mais qu’en même temps il ne supporte pas d’être seul, ce qui donne lieu à bon nombre de situations dans lesquelles il n’est tout simplement pas à sa place, et fait n’importe quoi. Alors il broie du noir, un peu plus, l’attirant dans un joli cercle vicieux.

Conclusion :
Il n’y a peut-être pas de “but” à proprement parler, mais tout du moins un personnage fort bien dessiné.

A lire si vous voulez en savoir plus sur : 
les taxis
les gants de base-ball
les dissertations
l’hygiène

22 juin 2012

Barry Sonnenfeld : Men In Black III

Ce que le synopsis nous dit :
En quinze ans de carrière chez les Men in Black, l’agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K.
Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l’agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité…

Ce que j’en pense :
Très clairement, ce film repose beaucoup sur les acquis de ses deux précédents opus. Pour autant le scénario reste très “cohérent” et on en passe pas moins un très bon moment. Les bonnes vieilles explications post “flashouillage” sont toujours aussi farfelues, le duo J/K toujours aussi complémentaires dans ses différences, et les clins d’oeil aux personnalités “qui sont en réalités des extra-terrestres” toujours aussi amusants.
Les personnages très deux premiers épisodes (Franck le chien, les vers buveurs de café ou encore Z) apparaissent seulement en trame de fond rapide, ce qui n’est pas plus mal : on ne les oublie pas, sans vouloir les utiliser à tout prix non plus. Du point de vue histoire également, rien à redire, apportant même de vrais éléments à l’histoire personnelles des héros.
Will Smith n’est pas dans sa meilleure forme, mais au moins il laisse la place aux autres acteurs, en particulier Michael Stuhlbarg, vraiment super. Mais le plus épatant reste l’interprétation de Josh Brolin dans une version jeune de Tommy Lee Jones. Tout d’abord, merci beaucoup d’avoir fait ce choix plutôt que de jouer la carte du surmaquillage et des corrections en images de synthèses, souvent indigestes (la coloration de cheveux de l’acteur passe à peine, c’est bien suffisant). Et surtout c’est crédible ! Qu’il s’agisse des caractéristiques physiques, comme de la façon d’interpréter le personnage, c’est plus que réussi.

Conclusion :
Un film d’action-comédie aussi loufoque ce que l’on pouvait en espérer.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les cachettes
- les possibles
- l’hygiène dans la restauration
- les gros machins qui ont existé avant qu’on invente les même en plus compact