Ce que l’éditeur nous dit :
Istanbul, fin du XIXe siècle. Bohor, le fils aîné d'une famille juive séfarade, vit au sein de sa communauté, dans une extrême pauvreté. Mais, alors que tout le détermine à reproduire le destin misérable de ses parents, il décide très tôt de devenir l'artisan de sa propre vie. Sous l'égide d'un maître lumineux, et contre la volonté de son père, il apprend le métier de la restauration des tapis anciens et les secrets ancestraux des teintures. Empreint de cet art occulte, de sa sensualité comme de ses mystères, il peut enfin émigrer pour la France, le pays de tous ses rêves, celui des droits de l'homme et de la liberté.
Au-delà du déracinement, des déchirures de l'émigration, des difficultés de l'intégration, son amour de la vie lui permet de trouver dans son pays d'accueil tout ce qu'il a espéré : une citoyenneté, la réussite sociale, l'amour, une famille. Jusqu'aux sombres jours de l'Occupation. Inspiré d'une histoire vraie, Un rêve français nous invite à partager le parcours initiatique, haut en couleur, d'un jeune immigré qui a cru jusqu'au bout au rêve français comme d'autres ont cru au rêve américain.
Ce que j’en pense :
Je ne suis pas tout à fait objective sur ce bouquin, qui raconte l’histoire (romancée) de de l’un de mes aïeux. M’appuyant sur l’avis des personnes de ma connaissance l’ayant lu, toutes l’ayant aimé, voire adoré, je peux pourtant affirmer qu’il s’agit d’un excellent cru.
Pour écrire ce livre, Evelyne Lagardet a investigué pendant dix ans, multipliant les recherches et les rencontres afin de s'imprégner totalement de l’univers qu’à connu son grand-père à l’époque. Et cela se sent. Pourtant aucune lourdeur dans le texte, juste une écriture douce et légère qui laisse à peine transparaître toute la profondeur cachée derrière les mots. Un pur délice.
J’ai eu la chance de lire également la “première version”, celle qui ne fut pas soumise à l’opinion tranchante de l’éditeur. Certains personnages n’en faisait pas partie (comme la devineresse), certains passages en ont été censurés (en particulier une introduction absolument bouleversante mais peut être un peu trop brute pour le lecteur), bref elle me paraissait plus authentique. Mais cette variante, à laquelle vous pouvez avoir accès, mérite tout de même largement le détour. Elle vous propose un voyage, dans tous les sens du terme.
Conclusion :
A lire absolument.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les tapis
- la résilience
- la volonté
- la vie
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4 mars 2013
28 juillet 2011
Pierre Bottero : Les Mondes d'Ewilan (3 tomes)
Ce que l’éditeur nous dit :
Dans le premier tome de cette nouvelle trilogie, Ewilan a gagné en maturité. Après avoir été retenue prisonnière de l'Institution, un bâtiment dans lequel des chercheurs dévoyés testent les facultés extrasensorielles de cobayes humains dans un but de domination totale, et torturée par la Sentinelle félonne Eléa Ril' Morienval, qui en a pris la tête, Ewilan parvient à s'échapper grâce à l'aide de ses amis. Ayant récupéré avec difficulté ses forces physiques et mentales, elle part secourir les enfants demeurés prisonniers et aide à faire la lumière sur les affreux crimes commis par un étrange tueur en série, mi-homme, mi-insecte.
Ce que j’en pense :
Ayant passé un agréable moment à la lecture de la Quête d'Ewilan, j'ai repris le chemin dessiné par Pierre Bottero avec les Mondes d'Ewilan.
Dans l'ensemble j'ai eu le sentiment que le style littéraire s'était amélioré. Certes les personnages "éclatent de rire" un peu trop souvent (agaçant), mais l'auteur a tout de même enrichi son vocabulaire et ses tournures de phrases (ce qui n'est pas si facile lorsque l'on écrit pour la cible jeunesse). Il parvient même à créer un certain suspense, par l'utilisation judicieuse des "petites phrases" qui débutent chaque chapitre. Grâce à eux notamment, j'étais totalement plongée dans l'histoire au second tome. Dommage que les situations périlleuses se résolvent toujours finalement par un coup de baguette magique. Tout ça pour ça.
Le dernier opus est également un peu décevant par l'action qui redescend d'un cran. A noter que les personnages, toujours aussi caricaturaux et sans défaut, se révèlent a fortiori de parfaites machines à tuer. J'en suis venue à me demander dans quelle mesure cette lecture pouvait vraiment être mise entre les mains de jeunes enfants, car si elle est toujours adressée à des "méchants", la violence et son champs lexical sont omniprésents. Elle est décrite comme la solution à tout, sans que personne ne s'en offusque (par contre lorsqu'un "gentil se fait bobo» là c'est triste). Tout cela manque légèrement de demi-mesure...
Une impression générale un peu mitigée donc, mais qui ne m'empêchera pas de lire la trilogie consacrée à Ellana. Ce personnage semblant un peu plus complexe que les autres, il réserve peut être de bonnes surprises.
Conclusion :
Un cran au dessus de la trilogie précédente malgré quelques points négatifs.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les arènes
- le destin
- la volonté
- les éléphants
Dans le premier tome de cette nouvelle trilogie, Ewilan a gagné en maturité. Après avoir été retenue prisonnière de l'Institution, un bâtiment dans lequel des chercheurs dévoyés testent les facultés extrasensorielles de cobayes humains dans un but de domination totale, et torturée par la Sentinelle félonne Eléa Ril' Morienval, qui en a pris la tête, Ewilan parvient à s'échapper grâce à l'aide de ses amis. Ayant récupéré avec difficulté ses forces physiques et mentales, elle part secourir les enfants demeurés prisonniers et aide à faire la lumière sur les affreux crimes commis par un étrange tueur en série, mi-homme, mi-insecte.
Ce que j’en pense :
Ayant passé un agréable moment à la lecture de la Quête d'Ewilan, j'ai repris le chemin dessiné par Pierre Bottero avec les Mondes d'Ewilan.
Dans l'ensemble j'ai eu le sentiment que le style littéraire s'était amélioré. Certes les personnages "éclatent de rire" un peu trop souvent (agaçant), mais l'auteur a tout de même enrichi son vocabulaire et ses tournures de phrases (ce qui n'est pas si facile lorsque l'on écrit pour la cible jeunesse). Il parvient même à créer un certain suspense, par l'utilisation judicieuse des "petites phrases" qui débutent chaque chapitre. Grâce à eux notamment, j'étais totalement plongée dans l'histoire au second tome. Dommage que les situations périlleuses se résolvent toujours finalement par un coup de baguette magique. Tout ça pour ça.
Le dernier opus est également un peu décevant par l'action qui redescend d'un cran. A noter que les personnages, toujours aussi caricaturaux et sans défaut, se révèlent a fortiori de parfaites machines à tuer. J'en suis venue à me demander dans quelle mesure cette lecture pouvait vraiment être mise entre les mains de jeunes enfants, car si elle est toujours adressée à des "méchants", la violence et son champs lexical sont omniprésents. Elle est décrite comme la solution à tout, sans que personne ne s'en offusque (par contre lorsqu'un "gentil se fait bobo» là c'est triste). Tout cela manque légèrement de demi-mesure...
Une impression générale un peu mitigée donc, mais qui ne m'empêchera pas de lire la trilogie consacrée à Ellana. Ce personnage semblant un peu plus complexe que les autres, il réserve peut être de bonnes surprises.
Conclusion :
Un cran au dessus de la trilogie précédente malgré quelques points négatifs.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les arènes
- le destin
- la volonté
- les éléphants
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