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15 février 2016

Torey Hayden : Les enfants des autres (Somebody else's kids)

Ce que l’éditeur nous dit :
Ces gosses n'étaient pas tous attirants. Mais j'avais beau essayer de les voir comme ils étaient en réalité, ils me semblaient toujours indiciblement beaux. L'étaient-ils à ce point? Ou était-ce mon regard qui les transfigurait?"
Il y a Boo, âgé de 7 ans, avec ses yeux d'un vert étrange. Il ne parle pas, mais reste des heures en conversation avec un serpent.
Lori, du même âge, qui n'arrive pas à lire mais devine les cœurs.
Et Tomaso, 10 ans, qui ne sait plus s'adresser aux autres sans les insulter.
Enfin, Claudia, qui a 12 ans. Qui est enceinte.
Ensemble, ils forment une classe unique avec une singulière institutrice qui leur enseigne ce qui n'existe dans aucun manuel : l'amour.

Ce que j’en pense :
Livre déniché un jour dans la (vaste) bibliothèque de mes parents, emporté puis oublié, sur lequel je suis récemment retombée. En le démarrant, je pensais y lire une romance difficile, traitant d’enfants handicapés mentaux. Le résultat, tout autre, fut une excellente surprise : il s’agit en fait du partage d’expérience de Torey Hayden, institutrice spécialisée dans les élèves qui ne fonctionnent pas dans le système classique. L’autisme est ici l’un des facteurs pouvant nuire à l’intégration dans des classes “normales”, mais les raisons peuvent être très variées. L’auteur nous fait partager ses propres doutes et réflexions, la manière dont son métier affecte son quotidien, à titre professionnel et personnel, donnant une contextualisation bienvenue. L’intention n’est pas de dresser un portrait exhaustif du traitement de la différence en milieu scolaire, juste de nous faire partager une année de la vie de quelques personnes. Certes le tableau est teinté de gris, mais il est présenté dans tous ses aspects positifs, avec énormément d’espoir et surtout d’humanisme.

Conclusion :
Une jolie expérience, qui montre une manière de rester confiant face aux injustices de la vie.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les bulbes
les peluches
les placards



21 avril 2014

John Lee Hancock : Dans l’ombre de Mary (Saving Mr. Banks)

Ce que le synopsis nous dit :
Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse... qu’il mettra vingt ans à tenir !
Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne. Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contrecoeur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé...

Ce que j’en pense :
Emma Thompson crève l’écran, dans ce rôle de grande dame inflexible mais hantée par l’enfant qui est en elle. Le sujet fera le bonheur de tous les amateurs de cinéma en général et à l’univers Disney en particulier, Mary Poppins étant le premier film non animé des studios. Dans l’ombre de Mary donne au spectateur une petite perspective de toutes les heures de travail qui se cachent derrière un long-métrage, alors qu’ici seule l’écriture du script est représentée. L’équilibre est agréable, entre les scènes du passé et celles du présent, même si on frôle trop souvent le larmoyant dans la manière dont est présentée l’enfance de Pamela Travers. Au contraire, l’émotion est mieux gérée dans la partie adulte, avec des scènes véritablement touchantes. Pour l’humour, tout est dans la bande-annonce, mais peu importe car ce n’est pas l’objectif. Enfin, je trouve qu’il est toujours utile de s’intéresser à la biographie d’un auteur, en particulier quand ceux-ci ont marqué des générations.

Conclusion :
Un joli film.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les poires
- les peluches
- les pingouins
- les moustaches


9 juillet 2011

Jennifer Yuh 2 : Kung Fu Panda

Ce que le synopsis nous dit :
Le rêve de Po s'est réalisé. Il est devenu le Guerrier Dragon, qui protège la Vallée de la Paix avec ses amis les Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe. Mais cette vie topissime est menacée par un nouvel ennemi, décidé à conquérir la Chine et anéantir le kung-fu à l'aide d'une arme secrète et indestructible. Comment Po pourra-t-il triompher d'une arme plus forte que le kung-fu ? Il devra se tourner vers son passé et découvrir le secret de ses mystérieuses origines. Alors seulement, il pourra libérer la force nécessaire pour vaincre.

Ce que j’en pense :
Je soupçonne Jennifer Yuh d’avoir voulu travailler sur un jeu vidéo mais de n’avoir obtenu qu’un budget pour un film (dont un jeu sera probablement adapté d’ailleurs). En effet, de très nombreuses scènes sont construites comme pour une console. La première bataille est digne des meilleurs angles de vue de Super Smash Bros. Melee, suivie de près par le fameux “niveau” du voyage en wagonnet (attention aux obstacles, seuls les bonus doivent être récupérés), et ceux juste avant d’assister à un “serpent”. A ce moment là, le doute n’est plus permit.
Cette spécificité n’a rien d’incompatible avec bon film d’animation, loin de là. Ce second épisode “pandaïque” est même plus sympathique que son prédécesseur. Le scenario n’est pas exceptionnel mais largement acceptable, de même que la bande sonore.
C’est finalement la qualité des images qui est la plus impressionnante (de même que le nombre de personnes présentes au générique), vraiment digne d’une scinématique de Final Fantasy :)

Conclusion :
Très bien (même pour les personnes qui ne jouent pas aux jeux vidéos).

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les nouilles
- les casseroles
- la souffrance
- les peluches