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11 février 2014

Thomas Szabo et Hélène Giraud : Minuscule - La vallée des fourmis perdues

Ce que le synopsis nous dit :
Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges...

Ce que j’en pense :
Au contraire de ce que laissait présager la bande-annonce, Minuscule ne se révèle pas aussi hilarant que ce que je l’avais imaginé. Cela dit certaines scènes sont quand même vraiment drôles. Et tellement touchant, tellement choupinou, sans nul doute ce long-métrage plaira aux jeunes bambins. C’est aussi cette universalité qui fait sa force. Ici pas de voix off ou de dialogues à traduire, non pas que ces chers insectes n’aient rien à se dire (pour une reproduction fidèle des comportements animaliers dans la nature, voir plutôt Microcosmos - ou alors les fourmis ont finalement libéré les pucerons du joug de l'esclavage et je n’étais pas au courant), mais les échanges se font au travers de bruitages, les expressions, le ton, le contexte et l’imagination suffisant largement à comprendre la teneur des propos. J’ai vraiment trouvé très amusant cette manière sonore de représenter le monde animal. Très sympa également, la manière dont les méchantes fourmis rouges font étrangement penser à des orques tout droit sorties du dernier Tolkien, comme la poursuite d’une petite araignée nous conduit dans une maison hantée très Hitchcockienne, ou comment certaines scènes de courses-poursuites rappellent une autre Coccinelle (une imaginée par Walt Disney et qui serait passée par Monté Carlo). Certes les raccords et insertions d’images de certaines scènes sont parfois loupées, ce qui n’empêche pas Minuscule de nous montrer de splendides paysages et jeux de lumière, qui donnent envie d’aller faire un tour dans le parc du Mercantour.

Conclusion :
C’est trop môgnon !!

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les tambours des machines à laver
- les embouteillages
- l'empilage
- les poids




26 avril 2013

Boris Vian : L'écume des jours

Ce que l’éditeur nous dit :
L'écume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette oeuvre d'une modernité insolente, l'une des plus célèbres du Xxe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des noirs américains...

Ce que j’en pense :
La date de sortie du film approchant, il devenait urgent que je découvre Boris Vian à travers ses écris, propulsant d'un coup L'écume des jours au sommet de PAL. Je n'ai pas été déçu par cette expérience. Quelque que soit le degré d'affinité que l'on peut éprouver pour ce livre, on ne peut décemment pas ignorer la qualité d'une telle plume.
Dès le départ j'ai été enchantée par ce mode de pensée alambiqué, par ces inventions un peu folles, par cet univers si imagé. Parfois une once de cruauté venait ponctuer le tableau sans crier gare, mais je n'y prêtais pas vraiment attention. Et puis au fur et à mesure que l'histoire avançait, l'univers devenait plus oppressant. Quand au couplet final, je suis carrément tombée des nues. Après un long moment de perplexité, j'ai réalisé qu'elle n'était que la suite cohérente du ton absurde qui caractérise le reste du roman et finis par l’accepter telle quelle. J’aurais presque envie de rajouter qu’il y a certaines incohérences dans la logique, mais comme il ne s’agit que de certains détails, je ferais comme si je ne les avais pas vus.
L’adaptation cinématographique me permettra sûrement de compléter mon opinion (à noter un fait incroyable pour l'allergique au jazz que je suis, suite à cette lecture j’ai eu envie d’écouter du Glenn Miller!).

Conclusion :
Une véritable expérience littéraire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les cérémonies
- les machines
- les pharmacopée
- les rétrécissement