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25 février 2013

Markus Imhoof : Des abeilles et des hommes (More than honey)

Ce que le synopsis nous dit :
Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.
Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.
Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.
Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

Ce que j’en pense :
Si j’avais déjà à l’esprit bien des problèmes concernant les abeilles, cela est autre chose de les voir mis bouts à bouts. Comment se nourrir sans abuser de la planète ? Après avoir vu ce reportage, je me demande si cela est seulement possible. A noter que si le bilan est alarmant, Markus Imhoof ne dresse pas ici un portrait catastrophe, ni n'emploie un ton moralisateur, mais établit des faits. Il présente différentes protagonistes et différentes manières de “traiter les abeilles”. C’est au spectateur de se faire son point de vue, de considérer que tout cela est normal, inéluctable, ou alors de refuser le constat qui est fait et tenter d’y remédier (chacun à son niveau). Les portraits de ces différents apiculteurs sont en très intéressants, en particulier leurs manières de faire face à certaines situations, certains semblant habité des sentiments contradictoires. Les images transcendent alors les mots.
Avec ma tendance naturelle à l’empathie, le sort de toutes ces petites butineuses m’a bien évidemment touché. Mais j’ai aussi été surprise par donc la manière dont sont récoltées les amandes en Californie. Cela n’est il vraiment pas dommageable pour un arbre d’être secoué comme ça ?? Même en suivant le principe économiste, l’utilisation à outrance de toutes ces “ressources” animales ou végétales est elle vraiment rentable sur le long terme ? Par besoin d’y réfléchir bien longtemps pour réaliser que non. Alors pourquoi s’obstine t-on à se mettre des bâtons dans les roues ? Un mystère de plus de la nature humaine...

Conclusion :
Mangez des pommes.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les cotons tiges
- les camions
- les pures race
- les immigrants


15 décembre 2011

Chris Miller : Le chat potté (Puss in Boots)

Ce que le synopsis nous dit :
C’était bien avant que notre mythique Chat Potté ne croise la route de Shrek… Le légendaire félin, et non moins redoutable amant, s’était alors embarqué dans un périple riche en rebondissements, avec la ravissante et rusée Kitty Pattes de Velours et Humpty Alexandre Dumpty, véritable "cerveau" de l’opération. Leur objectif : s’emparer de la fameuse Oie aux Œufs d’Or pour sauver la ville où le Chat Potté a grandi. Voici l’histoire véridique du Chat, du Mythe, de la Légende et… des Bottes !

Ce que j’en pense :
Et c’est reparti avec le chat potté et ses grands yeux à en faire craquer plus d’un, dans un film qui lui ai entièrement dédié. Décidément le filon Shrek est utilisé au maximum... tout comme le fameux regard, utilisé un peu à tord et à travers. Mais il faut bien admettre que toutes les attentes ont été dépassés, avec un Potté encore plus choupinou qu’avant !
Ici, Antiono Banderas est mis sur un piédestal. Au delà de sa voix, ce sont surtout ses précédentes interprétations de Zorro, et surtout de Desperado (ou il jouait égalemement Salma Hayek - En même temps, des acteurs hispaniques connus, il n’y en a pas tant que ça sur marché du cinéma américain, donc c’était soit elle, soit Pénélope) ont largement inspirés l’histoire qui nous est présentée aujourd’hui. Ce qui est plutôt un avantage pour le film, combiné à un “champ lexical” du félin tout aussi bien exploité. Quand aux autres personnages, j’ai trouvé le personnage de l’oeuf tout à fait détestable, voire un peu répugnant. Par contre j’ai adoré Jack et Jill, ce qui n’est pas sans rapport avec leur délicieux accent texans.
Finalement, le chat potté, avec ses belles images et beaucoup d’humour a su se montrer plus intéressant que les opus trois et quatre de Shrek. Pour autant, il ne se révèle pas à la hauteur des deux premiers épisodes. Il se regardera avec plaisir, mais une seule fois suffira.

Conclusion :
Si vous payez vos séances de cinéma à l’unité, allez plutôt voir Mission noël, largement plus intéressant, et attendez la sortie DVD du Chat potté.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la paternité
- les chariots
- le coton
- la poussière