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31 mai 2011

Alain Damasio : La Horde du Contrevent

Ce que l’éditeur nous dit :
Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou. Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme... Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.

Ce que j’en pense :
Si l'invention de sociétés nouvelles est propre style fantaisie/science-fiction, peu nombreux sont les auteurs qui réussissent réellement à nous faire partager "leur univers", différent et unique en son genre. Plus rares encore sont ceux capables d'inventer de toutes pièce les règles qui régissent ce monde, créant des valeurs, des us et coutumes, et des règles physiques nouvelles.
Alain Demasio peut se vanter d'en faire partie, mais également de montrer que les auteurs français aussi peuvent se démarquer. Il ne se contente pas de jeter quelques idées originales, mais les met bel et bien en pratique, poussant ses concepts jusqu'à leur extrême. Au même titre que ses personnages il ne se contente jamais de la facilité, ne nous offre que le meilleur de lui-même. Ces 23 personnages justement, à qui il a su donner 23 personnalités bien distinctes, au point qu'il n'est plus nécessaire de vérifier "qui parle", le style littéraire seul permettant de savoir. Certes certains protagonistes sont plus présents que d'autres, mais tous sont nécessaires.
L'auteur aime la langue et sais la manipuler. Certains passages valent à eux seul la lecture de ce roman, par la qualité des jeux de mots qu'ils contiennent.
S'il fallait vraiment trouver des points d'amélioration, je noterai seulement une (toute petite) incohérence, en une fin surprenante. Mais finalement celle-ci n'est que la suite logique d’œuvre initiatique, véritable questionnement philosophique sur le sens de la vie, qui commence à la page 700 et remonte jusqu'à la source, à la page n°1.

Conclusion :
Génialissime. On comprend qu’Alain Demasio écrive peu.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les fondements de l’univers
- la physique pour les nuls
- pourquoi
- le chrone, “animal” de compagnie de demain ?

30 août 2010

Jon Turteltaub : L'Apprenti Sorcier (The Sorcerer's Apprentice)

Ce que le synopsis nous dit :
Balthazar Blake est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré, Maxim Horvath. Balthazar ne pouvant y arriver seul, il engage alors - un peu malgré lui - Dave Stutler, un garçon apparemment ordinaire qui a pourtant un vrai potentiel, pour devenir son apprenti. Le sorcier donne à son apprenti réticent un cours express sur l’art et la science de la magie, et ensemble, ces deux associés improbables vont tenter de stopper les forces des ténèbres. Il faudra à Dave tout son courage, et même davantage, pour survivre à sa formation, sauver la ville et embrasser la fille qu’il aime…

Ce que j’en pense :
Un énième film dans lequel l’enjeu est de sauver « l’univers tel que nous le connaissons ». Un nouveau Disney avec Nicolas Cage, dans un style sans doute très gentillet. Je partais avec beaucoup d’a priori en allant voir L’apprenti Sorcier.
Finalement j’en suis ressortie de très bonne humeur, après avoir bien ri.
L’humour est évidemment bon enfant : beaucoup de comiques de situations et quelques répliques faciles. Mais le plus se situe dans le travail fait sur les personnages, notamment sur leurs costumes. Tout se joue sur le contraste entre antique et contemporain. La magie est un art ancestral, mais qui semble affecté par la mode puisque de nombreux sorts sont qualifiés de « vieux jeu ». Mais elle a su évoluer avec son temps, puisque la physique cantique moderne est également à son service. Balthazar et Orvath étant supposés appartenir à une autre époque, leurs looks sont à la fois désuets et intemporels. La coiffure de Nicolas Cage en particulier est tout à fait géniale !
Ce contraste correspond finalement parfaitement à Walt Disney, qui réussi encore à faire du classique moderne à partir de vieilles recettes.

Conclusion :

Une bonne surprise.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- La physique
- Les éclairs
- Le ménage
- La mode