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6 février 2010

William Ernest Henley : Invictus

Pour faire suite à l'article sur le film de Clint Eastwood du même nom, focus sur Invictus de William Ernest Henley, poème réputé pour être le préféré de Nelson Mandela.
Le poète britannique l'a écrit en 1875. Atteint depuis l'âge de douze ans de la tuberculose, il venait alors de se faire amputer d'un pied.

Poème Original : 

Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
    I am the captain of my soul.


Traduction littérale* :

Depuis l'obscurité qui m'envahit,
Noire comme le royaume de l'enfer,
Je remercie les dieux quels qu'ils soient
Pour mon âme indomptable.

Dans l'étreinte féroce des circonstances,
Je n'ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l'adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l'horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.


 

4 février 2010

Clint Eastwood : Invictus

Ce que le synopsis nous dit :
En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...

Ce que j’en pense :
Comment un film parlant de rugby peut il plaire à une jeune fille quasiment insensible au sport ? Facile, il doit être réalisé par Clint Eastwood. Les scènes de mêlées m’ont définitivement convaincues que les joueurs de rugby étaient de « gros malades ». Mais parallèlement à cette démonstration de force pure, Invictus est un film plein de profondeur. Par quelques mots prononcés, un sourire adressé à la foule, une poignée de main échangée et surtout la lecture d’un poème, Client Eastwood arrive à nous dépeindre en détails le portrait de ces hommes qui ont écrit l’histoire. Le jeu des acteurs y contribue sans conteste. Morgan Freeman et son regard qui inspire la sagesse, fait un excellent Nelson Mandela.
Ici pas de rebondissements critiques. Les émeutes, la violence et la haine sont seulement contées, abordées comme un prologue. Le véritable sujet est la construction du futur, l’abolition des différences pour un pays unifié. Clint Eastwood parvient pourtant très naturellement à créer les tensions et les moments forts, illustrant une fois de plus son génie de réalisateur.

En conclusion :
Un excellent film, plein de subtilités. A ne pas manquer, tant pour le sujet abordé que pour la magie du spectacle.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Nelson Mandela
- l'Afrique du Sud
- le racisme
- le rugby