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19 avril 2013

Honoré de Balzac : Le père Goriot

Ce que l’éditeur nous dit :
La triste aventure du père Goriot pourrait se dérouler dans l'indifférence générale, sans le regard de son voisin de palier, Eugène de Rastignac. Lorsque ce provincial vient à Paris faire ses études de droit, il est encore plein d'illusions. Mais il découvre bientôt les règles cyniques qui gouvernent la société, vaste comédie sacrifiant sur son autel ceux qui ignorent son jeu cruel. Tout autant que la tragédie d'un vieillard, Le Père Goriot est le récit de l'apprentissage, par un jeune homme sans expérience, du pouvoir de l'argent dans les relations humaines. Au moment même où il rédige ce chef-d’œuvre, Balzac invente un cycle romanesque immense, dans lequel les personnages, reparaissant d'une œuvre à l'autre, offrent une peinture de la société tout entière : La Comédie humaine.

Ce que j’en pense :
Au cours de cette lecture, j’ai vu et entendu bien des réactions négatives vis à vis du Père Goriot. Nombreux sont ceux qui en gardent le pénible souvenir d’une lecture imposée au programme scolaire et ne comprenant pas l’intérêt d’un pareil “pavé” aux descriptions rébarbatives.
J’ai eu la chance d’être "préservée" de Balzac jusqu’alors et de le découvrir avec une version sans notes de bas de page. Ce me parait d’être effectivement le type de roman pour lequel il faut une certaine expérience en terme de lecture pour pouvoir l’apprécier.
Ainsi, non seulement je n’ai pas été ennuyée par cette lecture, mais je l’ai même trouvée plutôt courte. A aucun moment je n’ai été indisposée par les descriptions, dont je n’ai pas remarqué qu’elles étaient plus abondantes que de raison (pourtant l’une des causes pour lesquelles je n’ose pas me lancer dans du Tolkien).
Sans être transcendée, j’ai apprécié découvrir ce Paris, cette époque, cette analyse des moeurs et de la société. Je ne sais pas encore si je lirais d’autres extrait de la comédie humaine, mais je me suis déjà auto-spoilée en découvrant sur wikipédia ce qu’il advenait de certains personnages... oups.

Conclusion :
Pas le coup de coeur mais sympathique tout de même.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les introductions
- les lettres de change
- les dots
- les calèches


18 août 2011

Tonino Benacquista : Saga

Ce que l’éditeur nous dit :
Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d'aventure : écrire le scénario d'un feuilleton télévisé destiné à occuper l'antenne pendant les heures creuses de la nuit. Peu importe l'histoire puisque personne ne la regardera, la saga n'obéit qu'à un seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage. Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été recrutés pour leur seul point commun : ils n'ont pas les moyens d'être exigeants. Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler gratuitement, Jérôme, le plus jeune, s'est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood, Mathilde est une pisse-copie du roman sentimental, et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà. La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir des conséquences inattendues. Puisqu'ils ont toute liberté, à condition d'être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l'ordre du monde.

Ce que j’en pense :
Lorsque l’on m’a mis ce volume de Saga entre les mains, on m’a également annoncé que celui-ci avait déjà traversé bien des contrées (Amérique Latine, Thaïlande, Australie, etc.), ce que son état général rendait incontestable : il s’agit d’un livre qui a connu valises et soutes à bagages. Modestement, je n’ai pu ajouter que le Jura à sa liste de destinations...
Pour ce qui est du contenu, les premiers chapitres, écrits un peu à la manière d’un roman policier, m’ont paru peu accrocheurs. De plus, la tournure que vont prendre les événements paraît très vite évidente, sans surprises. Mais un livre avec un tel passé aventureux valait bien qu’on s’y accroche un peu.
Et précisément, c’est lorsque ce à quoi on s’attend fini par arriver, que l’histoire devient vraiment intéressante (vers la page 155). A partir de là, impossible de décrocher avant d’avoir atteint l’autre couverture, et surtout d’imaginer la suite (très rocambolesque). Et si le style et les descriptions sont souvent caricaturaux, quelques répliques très drôles sortent du lot. Dommage par contre que le détail (et surtout la fin) de la fameuse Saga ne soit pas plus explicite (l’auteur s’en sort un peu trop facilement).

Conclusion :
Une façon de voir différemment (ou de façon encore plus lucide), Les feux de l’Amour ou Plus belle la vie.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les kilomètres
- la vodka
- les lettres
- l’ONU