Ce que l’éditeur nous dit :
"Papa ? Si l'Éternel te disait de monter sur une colline et de me sacrifier, comme il l'a fait pour Abraham... Tu obéirais ?
? Bien sûr."
Ainsi répond Yaacov à son fils Gamaliel. Nous sommes à Jérusalem, à l'époque du Christ. Gamaliel, un petit garçon de 10 ans, et son père viennent sacrifier un bouc au Temple pour la fête du Pessach. Mais Yaacov se heurte aux gardiens du Temple lors d'une rixe qui tourne à l'émeute, réprimée par la légion romaine. Dès lors, Yaacov, considéré comme le meneur, se retrouve hors-la-loi et doit quitter la ville alors qu'il vient d'être séparé de son fils. Gamaliel est recueilli par deux soldats déserteurs, Cotus et Camulos, qui l'emmènent dans leur fuite. Révoltes, répressions : Gamaliel va être entraîné malgré lui dans la grande aventure... sous les oliviers de Judée.
Ce que j’en pense :
Emmanuel Guibert au crayon et Joann Sfar à la plume. Si je ne connaissais pas le premier, j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier le second à travers son biopic sur Gainsbourg, et surtout le Chat du rabbin (version film et bande-dessinée).
De ce dernier, on retrouve ici le principe de l’histoire qui parle en réalité de judaïsme, abordé à une époque bien particulière. Si ces trois tomes ne sont pas désagréables à lire (et très courts), je garde tout de même une impression mitigée. Je n’ai pas très bien compris où l’auteur voulait nous emmener. Le fait que la suite (et fin?) soit en stand by depuis plusieurs années n’aide en rien. On sent une volonté de réflexion, mais celle ci est floue, mal construite. Il faudrait décidément voir comment se profile la suite, qui mettrait peut être de l’ordre dans tout ça.
Conclusion :
Mitigée
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les chèvres
- les statues
- la garde
- les pagnes
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28 janvier 2010
Joann Sfar : Gainsbourg – vie héroïque
Ce que le synopsis nous dit : La vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu'au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier.
Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l'avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.
Ce que j’en pense :
Gainsbourg est un film à voir, sûrement, mais un film grandiose, sûrement pas.
Pour les aspects positifs, on doit bien reconnaître qu’il est très bien documenté. Les grandes étapes de la vie de l’artiste sont bien retracées, sans tomber dans les clichés déjà connus du grand public. Le casting est bien choisi. Et surtout, il donne envie d’en savoir plus sur cette icône, sur cet homme si singulier qui a marqué plusieurs générations.
Pour un premier film, Joan Sfar s’en sort honorablement. Mais de nombreuses incohérences ternissent le tableau. La plus frappante est le personnage de Lucien enfant, présenté comme effronté, plein d’assurance, audacieux et déjà très dévergondé. Puis, on nous montre un jeune homme très peu sûr de lui et pris dans la tourmente de ses propres démons. A aucun moment, ce changement n’est expliqué. Et c’est précisément ce qui manque dans ce film, des explications. Comment un homme que la vie semble si peu marquer (il n’a pas l’air de souffrir de la guerre, ses parents sont des gens adorable, etc.) peut il à ce point éprouvé le besoin de s’autodétruire, sinon pour se faire remarquer ? Je n’ai pas éprouvé la moindre sympathie. Je n’ai pas non plus compris les apparitions répétées du garçon durant la vie de l’adulte.
A noter le triste décès de l’actrice Lucy Gordon à la suite du tournage, laissé, à l’image du film, sans explications.
En conclusion :
A voir pour la culture générale ou pour les nostalgiques.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Lucien Ginsburg
- la dépravation
- les artistes
- les années yéyé
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