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21 juin 2012

Audrey Niffenegger : The time traveller's wife

Ce que l’éditeur nous dit :
"Je l'aime. II représente tout pour moi. Je l'ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J'ai du mal à m'expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange... [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps. " Nous avons tous déjà eu cette impression d'avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l'avoir connue dans une autre vie... Et si c'était dans un autre temps ? Quand Henry, bibliothécaire, voit arriver Claire, une artiste séduisante, il ne peut croire à l'incroyable : ils se connaissent depuis des décennies, même s'il ne s'en souvient pas. Car Henry est atteint d'une maladie qui le propulse dans le temps. II a rencontré Claire alors qu'elle était enfant et va sans cesse partir et revenir à des époques de leurs vies respectives...


Ce que j’en pense :
Ce livre aurait pu être un chef d’œuvre. Tout commence avec une idée géniale, celle d’exploiter le voyage dans le temps telle une malédiction (ou un don, cela dépend du point du vue et du moment), qui s’abattrait sur son sujet sans crier gare. Loin des romans avant-gardistes de science-fiction, il s’agit de la chronique de deux vies. Ce qui caractérise le récit est son incroyable vraisemblance (tout est relatif bien sûr). Tout d’abord dans les personnalités des différents protagonistes, si bien décrites dans leurs complexités, leurs évolutions et même leurs absurdités. Il en va de même dans le déroulement de ces vies, qui loin d’être tracées d’une ligne blanches doivent subir les aléas de joies et de peines que tout un chacun se doit de traverser pour espérer trouver et conserver le bonheur. Et force est d’admettre que le concept est drôlement bien exploité.
Malheureusement, quelques défauts un peu trop flagrants pourront en arrêter plus d’un. Le premier est la longueur du roman. De nombreuses pages auraient mieux faites de ne pas être écrites, car n’apportant au lecteur aucun élément constructif. Un peu de détails et de descriptions pour la forme, pourquoi pas, mais trop c’est trop. Ajoutons à cela une certaine mièvrerie qui se serait glissée entre les pages. Une minute le livre est incroyablement mature et passionnant, la suivante on tombe dans la contemplation et le gnan gnan sans fin des romans a l’eau de rose (les 50 dernières pages en sont farcies, dommage pour la fin). Le romantisme a bien évidemment sa place dans le récit d’un amour, mais il faut parfois savoir ménager son lecteur…

Conclusion :
Un très beau livre qui vaut la peine, mais en sautant quelques passages.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le violon
- les chaussures
- les pique-niques
- l’apprentissage